• fr

Quand les champions passent à table…

ROLEX MONTE-CARLO MASTERS 2018
15.04.2018

Les meilleurs joueurs du tableau ne sont pas encore entrés en lice, mais ils ont déjà bien la tête dans leur tournoi. Dimanche, certains ont partagé leur état d’esprit avec les médias et on sent qu’ils ont des fourmis dans les jambes au moment de lancer ce Rolex Monte-Carlo.

A commencer par le n°3 mondial et tête de série n°2, Marin Cilic. Le Croate finaliste du dernier Open d’Australie et du dernier Wimbledon se sent pousser des ailes. Cette saison, il en ferait bien la sienne. « Je me sens vraiment bien. Et puis je suis tête de série n°2 donc c’est un peu différent au niveau des attentes. J’ai le sentiment de pouvoir aller loin dans tous les tournois cette année. Je joue vraiment bien et ça me permet d’y croire et de rester bien concentré chaque semaine sur mes objectifs. » L’ambition venant en gagnant, Cilic confie en souriant que oui n°3 mondial c’est bien mais que n°1 ce serait encore mieux ! « Oui, c’est mon but. Je travaille dur pour ça tous les jours. C’est plus facile d’avoir un objectif à long terme comme ça pour garder ma motivation au plus haut niveau. Je ne me mets pas trop de pression, je me donne du temps mais oui j’ai cette idée en tête. » Il débutera son tournoi face au vainqueur du match opposant Fernando Verdasco à Pablo Cuevas donc un peu de confiance ne sera pas de trop face à déjà un sacré client de l’ocre.

De la confiance, Dominic Thiem n’en manque pas malgré une cheville salement tordue à Indian Wells et la contusion osseuse qui est allée avec. L’Autrichien, terreur de la surface qui ouvrira son bal face à Andrey Rublev ou Robin Haase, a expliqué le plus naturellement du monde que ce n’est pas ce contretemps qui allait freiner ses ambitions, et dès cette semaine. Vous avez dit, Terminator ? « J’ai bien récupéré de ma blessure, je suis quasiment de retour à 100% même si je sens encore la douleur de temps en temps si je prends un mauvais appui. Mais je ne risque plus rien, je peux mettre de la pression sur ce pied sans souci. » Tremble, concurrence car « Domi » dit se sentir finalement encore plus fort que l’an passé au moment de lancer son Rolex Monte-Carlo Masters. « Je me sens presque mieux préparé cette année pour la saison sur terre battue car j’ai eu beaucoup plus de temps que d’habitude. J’ai plus d’heures sur terre battue dans les jambes donc si je joue bien ça peut vraiment faire une grande saison. Rafa va toujours être dur à battre, mais pour le reste c’est très ouvert et il y a de vraies opportunités. »

Des ouvertures, Grigor Dimitrov en attend avec impatience. Le champion des finales de l’ATP a enfin récupéré d’un virus qui lui a coupé les jambes après sa finale à Rotterdam et se verrait bien causer quelques dommages à domicile. « J’ai eu le temps de me refaire une santé pour recommencer frais sur terre battue. Ce tournoi est spécial pour moi parce que je suis à la maison et ça fait du bien. En plus ici tout le personnel a fait un super travail pour s’assurer que les courts soient en parfait état malgré la pluie. » Tout cela a forcément facilité sa transition dur – terre battue, qui même pour un joueur de cette expérience n’est pas si facile que ça. « S’adapter au mouvement est clairement la chose la plus délicate quand on revient sur terre battue, mais après cinq ou six jours on se sent déjà en confiance. J’ai grandi sur terre battue, donc je peux bien y jouer (sourire).  » David Goffin, lui, a ce don de pouvoir passer d’une surface à une autre comme un charme alors ce n’est pas de remettre les pieds sur terre qui lui cause problème. Non, le souci c’est cet oeil blessé à Rotterdam qui lui a fait perdre le rythme. Il espère bien pouvoir véritablement lancé sa saison ici. « C’est une surface et des conditions que j’aime donc logiquement ça me convient bien. Maintenant j’espère avoir beaucoup de matches, avoir du temps de jeu pour bien lancer ma saison sur terre battue. » Son grand copain Lucas Pouille, n°1 français, n’a pas caché non plus sa joie de retrouver le cadre du tournoi monégasque. « Pour moi, Monte-Carlo représente l’un des plus beaux tournois du monde. Par son niveau et par le cadre qui est juste hallucinant. C’est toujours un plaisir de venir jouer ici, ça marque le début de la terre battue. C’est vraiment un tournoi que j’apprécie énormément donc je suis vraiment très emballé à l’idée de venir jouer. » Vous l’aurez compris, ils ont tous les crocs !