« Doublement spécial ! »

« Vous venez de remporter une seconde fois d’affilée le Rolex Monte-Carlo Masters. Que ressentez-vous ?
Je me sens très bien, c’est un sentiment très agréable d’autant plus que cette année, nous avons pu profiter du public. C’était plus humain et c’est doublement plus spécial. Il y a tellement de personnes impliquées et les fans aussi. C’était une super semaine. Je n’ai pas toujours bien joué, mais j’ai réussi à m’en sortir.

Qu’est-ce que cela représente pour vous de jouer sur la terre battue, il semble que ce soit la surface sur laquelle vous jouez le mieux…
C’est probablement la surface sur laquelle j’arrive le mieux à m’adapter. J’ai parfois essayé d’appliquer des choses que je fais sur terre sur le dur, mais cela ne marche pas toujours. Cela m’apprend aussi à m’ajuster constamment. J’ai besoin de temps et de beaucoup de matches. Je crois profondément que je peux gagner des tournois sur les autres surfaces que la terre. La surface sur laquelle j’ai le plus de difficulté à m’ajuster, c’est le gazon, qui est pourtant ma surface préférée. Je n’ai pas eu les résultats escomptés ces dernières années sur cette surface. J’espère pouvoir faire mieux cette année en changeant ce qu’il faut.

Vous attendiez-vous à jouer si bien et quelle a été la partie la plus difficile de votre match ?
Le plus délicat quand vous jouez contre Alejandro, c’est qu’il est très imprévisible, vous ne savez jamais à quoi vous attendre. À 5-4 au second set, (lorsque Stefanos Tsitsipas sert pour le match NDLR), je savais qu’il allait se relâcher et c’est là qu’il devient très dangereux. C’est une des raisons pour laquelle il a gagné autant de matches cette semaine. Il a le jeu qui lui permet de jouer de manière consistante autant en coup droit qu’en revers. Aujourd’hui, il ne l’était peut-être pas autant que ce que j’ai vu de lui avant. C’était sa première finale et je savais que j’avais un peu plus d’expérience. J’ai déjà été dans cette situation auparavant, je sais qu’il faut rester calme et contrôler ses nerfs.

Vous rêviez de jouer ici quand vous aviez six ans. À présent, vous avez gagné ici, deux fois, vous êtes devenu numéro 3 mondial, finaliste à Roland-Garros… Avez-vous encore des rêves ?
J’espère continuer à faire des bons résultats sur terre battue et améliorer mes performances sur dur et gazon, car j’ai beaucoup de points à gagner. Si je suis capable de gagner avec autant de consistance que sur terre, j’ai espoir de finir dans le top 2 à la fin de l’année.

Vous venez d’entrer dans le cercle fermé des joueurs qui ont gagné deux fois d’affilée le tournoi, vous n’êtes que six à l’avoir fait. Tous, avant vous, ont gagné Roland-Garros et on été numéros 1 mondiaux, comment réagissez vous à cette statistique ?
C’est très encourageant. Mais je veux améliorer cette statistique et faire encore mieux.

Pensez-vous qu’un jour la Grèce pourra accueillir un tournoi ATP ?
Je n’ai pas plus d’information que vous. Mais j’aimerais beaucoup disputer un tournoi à la maison. On en avait un il y a plusieurs années, mais cela s’est fini quand je suis né, ou juste un peu avant. Je suis certain qu’un jour, il y en aura un de nouveau, ce serait merveilleux.

Apostolos Tsitsipas :  » Nous sommes une famille de tennis »

A quel moment avez vous compris que voter fils était spécial ? Quels risques avez-vous pris à cette époque, pour choisir cette voie, alors que vous ne saviez pas qu’il allait devenir champion ?
C’est le problème de beaucoup de parents qui choisissent ce destin pour leurs enfants. En tennis, si vous voulez évoluer au meilleur niveau, il faut faire des choix très jeune. Nous sommes une famille de tennis, cela a peut-être été un peu plus facile pour nous de déceler des signes significatifs dans son jeu. Dans ses premières années en juniors, il combinait l’école et le tennis. Nous venions souvent en France et Stefanos faisait aussi des tournois juniors pendant les vacances d’été. Un jour, nous étions en Normandie et il a gagné un Masters junior auquel il nous avait demandé de participer. Après cela, il m’a demandé s’il pouvait arrêter l’école et se consacrer entièrement au tennis. Ma difficulté a été de faire les meilleurs choix pour lui, entre ses rêves et la réalité. Et puis ensuite, même si votre enfant évolue dans les meilleures académies, c’est toujours très important que la famille soit présente. C’est une vie difficile, on voyage toutes les semaines. Le fait que nous étions tous là aujourd’hui l’a rendu plus confiant et lui a donné de la force.

Beaucoup d’attention a récemment été portée sur les « familles de tennis ». Quel serait le leitmotiv du clan Tsitsipas ?
Je dirais la liberté. C’est le plus important. Dans une famille, vous devez ressentir la liberté de vous épanouir dans ce que vous voulez et réaliser vos rêves.

Stefanos a connu une période délicate à la fin de l’année 2021. Il a été blessé, contraint d’abandonner lors du dernier Masters de Turin. Comment avez-vous vécu cette période délicate ?
Dans le sport, la chose la plus stressante, ce sont les blessures. Le tennis demande de jouer toutes les semaines. Tu n’as jamais beaucoup de temps de récupération. C’est très important de se maintenir physiquement. Cette période a été très difficile pour lui. Après Turin, il me disait qu’il souffrait beaucoup, c’est la raison pour laquelle nous avons choisi l’opération. Heureusement, cela a été une réussite et aujourd’hui il peut jouer librement. Nous nous en réjouissons. »

Les numéros 1 assurent

Ils étaient favoris et ont tenu leur rang. Ce dimanche, les numéros 1 mondiaux, Rajeev Ram et Joe Salisbury, se sont imposés 6-43-610-7, contre les têtes de série N°6, Juan Sebastian Cabal et Robert Farah, pour remporter leur premier Rolex Monte-Carlo Masters. Solide au service et en retour, la paire s’est imposée en 1h38. Associé en double depuis plus de trois ans, le couple américano-britannique remporte ainsi son sixième titre, leur second en ATP Masters 1000 après leur victoire à Toronto, en août 2021.

Tennis : Monte Carlo 2022 –

C’était leur premier rendez-vous cette saison, leur premier de leur carrière sur terre battue. Et la rencontre a été à la hauteur des espérances, entre deux binômes spécialistes en la matière, habitués des grandes finales. Les quatre joueurs ont réussi à maintenir un très haut niveau tout au long de la partie. La preuve ? Les deux paires ont remporté chacune quasiment autant de points, – 62 pour les vainqueurs, 61 pour la paire colombienne -. Idem en retour, où les deux équipes ont respectivement gagné 21 et 20 points, ainsi qu’au service où les deux équipes obtiennent le même pourcentage de réussite sur leurs premières balles (70%).

Le premier set a été dominé par les favoris qui ont conclu, 6-4, sans trembler, sur un ace de Salisbury. Un peu plus tôt, le duo venait de breaker à 3-3, pour rapidement mener 5-3.

La deuxième manche a été très équilibrée. Cabal et Farah ont maintenu la pression. Cela leur a permis de tirer leur épingle du jeu à 4-3 en se procurant trois balles de break. Le troisième sera la bonne : 5-3, puis 6-4.

La finale s’est donc jouée au super tie-break et ce sont les favoris qui ont réussi à serrer le jeu dans les points cruciaux. Ils s’imposent 10 à 7 grâce à un coup droit gagnant de Joe Salisbury. 

Une finale de double alléchante

La finale du double du Rolex Monte-Carlo Masters opposera la paire Joe Salisbury et Rajeev Ram et contre les Colombiens Juan Sebastian Cabal et Robert Farah.

La première paire, tête de série 1, a disposé, samedi, de R. Bopanna et J. Murray dans une rencontre qui s’est jouée au super tie-break (3-67-611-9), en 1h45 de jeu. La seconde, tête de série 6, l’a emporté un peu plus tard – mais plus facilement – dans la journée contre Marcelo Arevalo et Jean-Julien Rojer (7-56-3) en 1h23 de jeu.

Pour cette finale, le binôme américano-anglais, qui occupe la première et deuxième place mondiale au classement ATP, fera figure de favori. Ensemble, les deux ont déjà remporté cinq tournois, dont deux Grands Chelems : l’Australian Open 2020 et l’US Open 2021. Néanmoins, leurs adversaires, aussi spécialistes de double, apparaissent aussi comme de sérieux prétendants au titre. Ensemble, les deux ont aussi remporté deux titres du Grand Chelem : Wimbledon et l’US Open 2019. Ils ont également été demi-finalistes à deux reprises au Masters de Londres, en 2018 et 2019. Ca promet ! 

Tsitsipas, on remet ca ?

Un doublé pour Tsitsipas ? Le Grec, s’en donne, en tout cas, les moyens. Alors que l’on s’attendait à une finale avant l’heure, entre les deux plus grosses têtes de séries restantes, samedi après-midi, l’actuel 5eme mondial a facilement disposé d’Alexander Zverev3eme mondial, tête de série 2, en demi-finale : 6-46-2, en seulement 1h15 de jeu. Il se qualifie ainsi pour sa deuxième finale consécutive sur le Rocher.

Un soulagement pour le Grec de 23 ans, qui a dû batailler, hier, pour s’en sortir in extremis, face à Diego Schwartzman, dans un combat dantesque qui s’est prolongé tard dans la soirée (victoire 6-2, 6-76-4 après avoir sauvé une balle de 0-5 au troisième set).

Cette fois-ci, le match a laissé peu de place au suspense. Le premier set a été marqué par un enchaînement de breaks, 5 au total, mais c’est logiquement Stefanos Tsitsipas qui s’en est emparé. Malgré la perte de son service à 5-3, lorsqu’il servait pour le gain de la première manche, la tête de série 3 breaka blanc dans la foulée pour s’imposer sans trembler 6-4. Un score assez logique puisque Zverev avait commis presque deux fois plus de fautes que le Grec.

Le deuxième set ne fit pas non plus place à beaucoup de suspense. Très solide au service et habile tactiquement, Tsitsipas se créa des situations favorables et évita de se mettre en danger sur ses mises en jeu. En retour, le Grec fit également preuve d’une très grande constance et a parfaitement défendu les attaques de son adversaire. Au sixième jeu, alors qu’il menait 3 jeux à 2, il se procura 2 balles de break qu’il convertit sur une énième faute directe en largeur de son adversaire. Il conclut le match, 6-2, sur un puissant passing de revers que Zverev ne put contrôler à la volée au filet. « Je savais que revenais d’un gros match, hier soir contre Diego. Il a fallu que mon corps récupère correctement. Je suis satisfait d’avoir réussi à le faire aujourd’hui », a réagi à chaud l’intéressé.

Pour espérer remporter une seconde fois le Rolex Monte-Carlo Masters, Stefanos Tsitsipas devra se défaire de la révélation du tournoi, Alejandro Davidovich Fokina, tombeur de Grigor Dimitrov, un peu plus tôt dans l’après-midi, mais surtout du numéro 1 mondial, Novak Djokovic, au deuxième tour, mardi. Cette rencontre aura une saveur de revanche, puisque l’année dernière, l’Espagnol de 22 ans avait été contraint d’abandonner après le premier set, lors de leur rencontre en quart de finale (7-5ab.) Une chose est sûre, celui qui apparaîtra comme figure de favori est déjà prêt. « Alejandro a joué un très bon tennis cette semaine. Pou gagner, je devrais être à 100% physiquement et mentalement ».  Si le Grec l’emporte dimanche après-midi, il sera ainsi le sixième joueur à remporter le Rolex Monte-Carlo Masters deux fois d’affilée.

Entre spécialistes

Juste avant l’entame des demi-finales de simple, les demies du double commencent également, ce samedi, en fin de matinée. L’objectif ? Obtenir un ticket pour la finale de ce Rolex Monte-Carlo Masters 2022.


Après avoir éliminés les têtes de série 3, Marcel Granollers et Horacio Zeballos, demi-finalistes l’an passé, Rohan Bopanna et Jamie Murray, devront se défaire, des têtes de série 1, Rajeev Ram et Joe Salisbury, pour espérer une place en finale dimanche.

Dans la deuxième partie du tableau, la paire colombienne, tête de série 6 et demi-finaliste l’année dernière, Juan Sebastian Cabal et Robert Farah, qui ont sorti, hier, les tenants du titre, Nikola Mektić et Mate Pavić, affronteront le duo Marcelo Arevalo et Jean-Julien Rojer qui, eux, ont bénéficié du forfait de la paire invitée Marcelo Melo et Alexander Zverev. Ces derniers ont annoncé leur retrait de la compétition, vendredi tard dans la soirée, après le match dantesque d’Alex Zverev, en simple, remporté face à Jannik Sinner. 

Dimitrov rajeunit

Le suspense a duré jusqu’au bout, mais c’est finalement Grigor Dimitrov qui s’est qualifié pour les demi-finales de ce Rolex Monte-Carlo Masters. Le 29eme mondial s’est imposé  6-43-67-6 en 2h27  face au Polonais Hubert Hurkacz, 14eme mondial. 

Le Bulgare est directement entré dans la partie. Sans trembler, et face à un adversaire frustré, il a su prendre les échanges à son avantage et faire le break décisif à 3-2 pour dérouler dans le set. Hurkacz en jetta sa raquette au sol.

Lors de la seconde manche, l’ancien numéro 3 mondial n’a pas réussi à empêcher Hubert Hurcacz de remonter. Ce dernier est plus agressif : il n’hésite pas à finir ses points au filet et s’évite ainsi d’être en danger sur ses mises en jeu. Le Polonais inverse la tendance à 3-2 et prend le service de Dimitrov. Il mène rapidement 5-2 et remporte le set 6-3 grâce à une magnifique amortie. Un set partout.

La troisième manche est montée d’un cran en terme de niveau et d’intensité. Le tout, suivi par l’éveil de la foule qui en demandait plus. Les deux joueurs ne parviennent pas à se départager. « Grigor » entend-on scander dans l’arène pleine.

Mais, alors qu’on pensait que le plus dur était fait pour Hurkacz, lorsqu’il breake pour mener 5-4 et sert pour le match, le Polonais rate totalement son jeu de service et offre à Dimitrov la possibilité de revenir à 5-5. Place au money-time.

Les deux se sont départagés au jeu décisif, le premier dans un set décisif depuis le début du tournoi. Et c’est finalement Grigor Dimitrov qui s’est facilement imposé 7 points à 2, face à un Polonais de plus en plus énervé. « Cela s’est joué à des détails. Après le jeu à 5-5, j’ai essayé d’élever un peu plus mon niveau, de maintenir la pression pour voir jusqu’où je pouvais aller. Pendant le tie-break, je pensais juste à mettre les balles dans le court. Je devais rester concentré », a réagi le gagnant du jour. Le doyen du tableau se prépare ainsi à vivre sa deuxième demi-finale à Monte-Carlo après celle disputée en 2018 contre un certain Rafael Nadal (perdue 6-46-1).

En demi-finale, le Bulgare sera opposé à l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina, tombeur de Taylor Fritz plus tôt dans la journée, mais surtout de Novak Djokovic en début de semaine, pour une place en finale. La marche s’annonce très haute. « Cela va être un match difficile, mais pour le moment, je veux profiter. »

Zverev tête solide 

Sous le soleil de la principauté monégasque, Alexander Zverev s’est défait, jeudi après-midi, de l’Espagnol Pablo Careno-Busta en deux sets 6-3, 7-5, en 1h36 de jeu. Notamment aidé par son service (79% de points gagnés après son premier service), l’Allemand, 3eme mondial, obtient donc son ticket pour les quarts de finale de ce Rolex Monte-Carlo Masters.

La tête de série 2 a tout de même été breaké à deux reprises, à chaque entame de set. Mais il a su, à chaque fois, accélérer le jeu pour reprendre le dessus. Au premier set, il debreake dès le deuxième jeu, avant de s’envoler au score et de l’emporter 6-2. Dans la seconde manche, l’Allemand de 24 ans, a de nouveau perdu son service d’entrée mais recolle à 3 jeux partout, grâce à un puissant coup droit de fond de court. « J’ai perdu plusieurs fois ma concentration, mais j’ai réussi à revenir à chaque fois. Je suis satisfait de mon match. J’espère continuer à jouer de cette façon », a-t-il expliqué en fin de match. Et il vaudrait mieux puisqu’en quart de finale, il affrontera, vendredi, le vainqueur de la rencontre Andrey Rublev et Jannik Sinner, pour espérer jouer sa 12eme demi-finale en Masters 1000. 

Coucou, revoilà Dimitrov !

Il est le plus vieux des joueurs encore en lice. Grigor Dimitrov, 30 ans, vient de se qualifier pour les quarts de finale du Rolex Monte-Carlo Masters 2022.

L’actuel 29 mondial a saisi sa chance en deux sets, face au n°7 mondial et demi-finaliste l’année dernière, Casper Ruud6-37-5, en 1h32 de match. Le Bulgare a su profiter, par ses excellents jeux de services, des trop nombreuses fautes directes de la tête de série numéro 4.

Le premier set a été assez rapide. Pas plus de 39 minutes de jeu. L’ancien 3eme mondial a pris le service de son adversaire dès le quatrième jeu pour rapidement mener 4-1, grâce à un magnifique passing de revers long de ligne. Le numéro 7 mondial a semblé manquer de repères et commis trop de fautes pour inverser la tendance. Il perdit une seconde fois son service pour être mené 5-1 dans la foulée. Malgré son débreak qui lui permit de revenir à 5-3, il s’inclina au jeu suivant 6-3.

La deuxième manche a été plus serrée au score. Les deux joueurs maîtrisant leurs mises en jeu. Néanmoins, Grigor Dimitrov – peut-être avec l’expérience ?, a su faire la différence en se procurant trois balles de match sur le service de Ruud, alors qu’il menait 6-5. Après une faute en longueur et un revers dans le filet, Grigor Dimitrov validait finalement son ticket pour les quarts.

Il sera opposé soit au Polonais Hubert Hurkacz soit à l’Espagnol Albert Ramos-Vinolas.

 

Sonego out 

Malgré l’ambiance Coupe Davis qui régnait sur le court 2 mercredi matin, Lorenzo Sonego n’a pas réussi à se défaire de Laslo Djere, et s’est incliné en deux manches, 6-4, 6-4. L’Italien, soutenu par son public, a commis trop de fautes directes pour espérer l’emporter face au joueur serbe plus constant. De surcroit, l’actuel 26eme mondial n’a remporté que 50% des points derrière ses deuxièmes balles. 

Il faut dire que le match a très mal commencé pour Lorenzo Sonego qui subit un double break d’entrée. Porté par des « Forza Lore ! », l’Italien parvient finalement à rentrer dans la rencontre, notamment en débreakant, pour revenir à 5-4. Rattrapé par ses démons, il ne parvient pas à empêcher le 52eme mondial d’empocher le premier set.

La deuxième manche est plus accrochée. Le Turinois se montre plus agressif et n’hésite pas à conclure les points au filet. Et ça paye. Aucun break jusqu’au neuvième jeu. Néanmoins, il doit tout de même s’employer pour sauver deux balles de break à 3 jeux partout. Alors qu’il mène 5-4, « Lore » finit par céder son service après une nouvelle faute directe en coup droit.

Dans le public, la tension monte, telle une arène en folie. Encouragé par les siens, moins nombreux, mais bien présents, Laslo Djere, a finalement réussi à conclure le match bien que Sonego se soit procuré deux balles de 5-5.

Au prochain tour, le Serbe affrontera la tête de série n°3 et tenant du titre Stefanos Tsitsipas. 

Musetti s’offre Paire

Il n’y aura donc pas de Français au deuxième tour du Rolex Monte-Carlo Masters 2022. Une première depuis l’édition de 1978. 44 ans ! Après Benjamin Bonzi et Ugo Humbert un peu plus tôt dans la journée, Benoît Paire s’est incliné en 3 sets mardi face au jeune italien Lorenzo Musetti (6-26-7(4)6-2), en 2h05 de jeu.

La rencontre a été marquée par l’inconstance du Français : 40 coups gagnants pour 52 fautes directes. Benoît Paire offre d’emblée son service au 83eme mondial en commettant une double faute et une faute en coup droit. S’il réussit à revenir à 2 partout, il dégoupille à nouveau pour offrir trois nouvelles balles de break à l’Italien. Ce dernier convertit la deuxième grâce à un revers court croisé gagnant.

Le deuxième set a été plus accroché et surtout marqué par quatre breaks, dans une ambiance de folie et un public déchaîné, autant français qu’italien. A la fin du set, alors que Musetti sert pour une balle de tie-break (5-6), Benoît Paire n’a pas manqué son petit coup d’éclat avec l’arbitre de chaise, lorsque la première balle de l’Italien, initialement annoncée faute, a été remise en jeu. Il s’est immédiatement fait huer par le public qui voulait voir la partie continuer. Les deux hommes se sont finalement départagés au jeu décisif au cœur d’un stade plein. Porté par un public désireux de voir un troisième set, Benoît Paire s’impose 7 points à 4, sur sa huitième balle de set.

Mais après avoir bataillé pour remporter la deuxième manche, Benoît Paire a de nouveau cédé au troisième. En commettant deux double-fautes d’affilée ainsi qu’une volée manquée, il offrait le break à son adversaire qui s’est alors envolé au score. L’Italien conclut 6-2, soutenu par des spectateurs survoltés.  « Je remercie ma famille qui n’habite pas loin d’être venu me voir jouer, lança Musetti. Ca fait tellement de bien de vous avoir au bord du court. Et puis tous les Italiens aussi, je sais que vous êtes toujours très nombreux à Monaco. On est un peu à la maison… En plus je m’entraîne dans ce club. L’an dernier, le tournoi s’était joué à huis clos. C’est tellement mieux avec vous… »

C’est fini pour Bonzi

Repêché comme lucky loser après le retrait de Roberto Bautista-Agut, Benjamin Bonzi n’a pas su profiter de sa seconde chance de victoire au Rolex Monte-Carlo Masters 2022. Mardi 12 avril, il s’est en effet incliné au premier tour face à Daniel Evans (6-07-6), demi-finaliste en 2021, après notamment avoir battu Novak Djokovic. Le premier set a été expéditif : quinze fautes directes pour le Français qui ne parvient pas à trouver la faille chez le Britannique. Le 26eme mondial s’envole assez rapidement au score pour s’imposer 6-0.

Malgré une seconde manche plus accrochée, le Nîmois n’a pas réussi à conserver son break d’avance au-delà de 4-1. Les deux joueurs se sont donc départagés au jeu décisif. Commentant de nombreuses fautes en coup droit, l’actuel 61eme mondial n’a pas réussi à inverser la tendance. 

 

 

Sinner a dû s’employer

Il s’est fait peur, mais Jannik Sinner a finalement validé son ticket pour le deuxième tour du Rolex Monte-Carlo Masters 2022, en battant Borna Coric en 3 sets (6-32-6, 6-3), dans un match assez décousu. Son retour était attendu. Malade avant de disputer son quart à Indian Wells et contraint à l’abandon en quart de finale à Miami, l’Italien, 11eme mondial, peut donc espérer se relancer lors de ce début de saison sur terre battue.

Jannik Sinner
Après avoir remporté le premier set sans encombre, l’ancien protégé de Riccardo Piatti, qui a récemment annoncé la fin de leur longue collaboration, a connu un passage à vide. Breaké à 2-2 dans la deuxième manche, la tête de série 9 a subi un temps mort médical pour des douleurs aux abdominaux. Il ne parvient pas à inverser la tendance dans les jeux suivants et Coric prend alors la brèche à son avantage pour conclure le set 6-2. Le troisième set a été plus rapide pour Jannik Sinner qui s’est imposé en prenant le service de son adversaire dès le deuxième jeu. « Cela n’a pas été facile. Il a fallu batailler. Je n’ai pas joué mon meilleur tennis mais je suis content de m’en être sorti », a déclaré le vainqueur en fin de match, n’hésitant pas à saluer le retour sur le circuit de son adversaire du jour, après plusieurs mois d’absence. 

Au deuxième tour, il affrontera soit l’Allemand Oscar Otte, lucky loser qui a bénéficié du retrait de Christian Garin (fatigue), ou bien le qualifié finlandais Emil Ruusuvuori. Une rencontre qui devrait donc largement être à sa portée. Mais sera-t-il en mesure d’assurer son match ? Pour l’heure, le principal intéressé n’a pas donné d’information supplémentaire sur son état de santé.