Information billetterie 2023

Chers spectateurs,

Consultez dès à présent en avant-première les tarifs billetterie du Rolex Monte-Carlo Masters 2023 ici

Pour votre information, les ventes Privilège Fidélité débuteront le Mardi 4 Octobre prochain à 9h00 (réservées exclusivement aux clients de la réservation présents sur l’édition 2022, qui recevront directement par e-mail leurs codes d’accès individuel à compter de la mi-septembre).

Pour l’accès Grand Public, les ventes seront ouvertes à partir du Mardi 18 Octobre à 9h00 également.

Nous vous remercions de votre intérêt pour le Rolex Monte-Carlo Masters et nous vous donnons rendez-vous pour cette nouvelle édition !

Le Service Billetterie
+377-97-98-70-00
info@smett.mc

La Tournée des clubs

Le Rolex Monte-Carlo Masters est heureux d’organiser pour la 27ème année consécutive sa traditionnelle tournée de Promotion dans le sud-est de la France.

Pour cette nouvelle édition, les journées d’animations se dérouleront du Samedi 1er Octobre au Dimanche 16 Octobre 2023 dans 8 clubs de la Ligue Provence Alpes Côte d’Azur.

Nos 2 animateurs, Fred et Bertrand, proposeront aux participants de chaque journée 3 jeux liés au tennis :

• Le « radar » pour chronométrer la vitesse de service avec remise d’un diplôme souvenir
• Les « 4 cibles » disposées sur un court pour travailler sa précision
• Le « passing-shot » pour tenter de déborder Stefanos Tsitsipas et Rafael Nadal sur notre grande arche gonflable

Tous les participants de chaque étape recevront des lots offerts par le Tournoi et nos fidèles partenaires : BNP Paribas – Maserati – Sergio Tacchini – Replay – Dunlop – Malongo – Valmora – Tennis Magazine

A l’issue de chacune de ces journées d’animations, deux enfants parmi les participants seront invités à assister au prochain Rolex Monte-Carlo Masters en compagnie de leurs proches, le Dimanche 09 Avril 2023. Une journée inoubliable en perspective avec accueil personnalisé, visite des coulisses du tournoi, déjeuner offert, accès aux matches du Court Rainier III et rencontre avec un joueur du Tournoi.

Dates et Clubs de la Tournée de Promotion :

• 01/10/2022 : T.C. MOURIESEN (13)

• 02/10/2022 : T.C. GORBELLA (06)

• 05/10/2022 : ALL IN COUNTRY CLUB GRASSE (06)

• 08/10/2022 : T.C. LE THOR (84)

• 09/10/2022 : T.C. SOLLIES-PONT (83)

• 12/10/2022 : T.C. BOUC BEL-AIR (13)

• 15/10/2022 : SAINT RAPHAEL COUNTRY CLUB (83)

• 16/10/2022 : COMPLEXE SPORTIF DES COMBES (06)

Contact :
Frédéric GIUDICIANNI / Bertrand VERMEIL
promotennismc@gmail.com / Tél : 06.18.14.21.88

Interview exclusive Sinner

La santé mentale est une problématique de notre société actuelle. L’Italien Jannik Sinner, étoile montante du circuit ATP et désormais membre du Top 10, n’est pas uniquement engagé à fond sur les courts de tennis. Il est aussi à l’initiative d’une campagne de sensibilisation à la santé mentale des sportifs, particulièrement touchés durant la pandémie de Covid19.

Jannik, parlez-nous de votre campagne sur la santé mentale intitulée « What’s Kept You Moving?

Cette idée m’est venue pendant le confinement en 2020. Mon souhait était d’échanger avec des personnes qui vivaient des moments difficiles, et leur faire comprendre qu’ils pouvaient en parler. 2020 a marqué le début d’une période très difficile pour beaucoup de personnes dans le monde sur le plan de la santé mentale, et surtout pour les personnes de mon âge, ceux de la génération Z. Il existait déjà des signes, mais la pandémie n’a fait que renforcer les problèmes. Je voulais rassembler des témoignages de personnes qui ont réussi à s’en sortir grâce à la parole en communauté, grâce à des moments d’échange pendant lesquels ils ont pu se sentir en confiance.

Est-ce que ce projet vous plait ?

C’est une cause qui me tient à cœur. J’ai eu de très bons échos et beaucoup de soutien. Ça fait du bien de voir que je suis soutenu, ça me renforce. Depuis le début, j’ai eu la chance d’échanger avec des joueurs de tennis professionnels mais aussi des futurs talents, et ils ont tous pu se confier librement. C’est un privilège pour moi d’avoir pu les écouter et les accompagner.

Qu’avez-vous appris ?

Une des raisons pour laquelle je me suis investi dans ce projet est que je suis persuadé que nous avons tous quelque chose à raconter, quel que soit le chemin que l’on a choisi ou l’âge que l’on a. Tout le monde a une histoire qui mérite d’être écoutée. Je le savais déjà avant, mais ce projet n’a fait que le confirmer. Nous avons tous une histoire personnelle. Je suis content d’avoir créé une communauté où chacun peut partager son expérience.

Dites-nous en plus sur les participants…

J’ai pu échanger avec beaucoup de monde, et j’espère vraiment prolonger l’aventure. J’ai déjà rencontré la championne paralympique Bebe Vio, Filippo Tortu, Jordyn Huitema, Favij et plusieurs jeunes joueurs de tennis. C’est très enrichissant : chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice. Bebe a été exceptionnelle : c’est avant tout une amie, mais j’ai adoré l’avoir à mes côtés dans ce projet. Elle nous a partagé ses doutes sur son entraînement quotidien d’athlète en pleine préparation des Jeux Olympiques pendant la pandémie. Alors vous imaginez bien que ça a été un moment très spécial de la voir défendre son titre. Je rencontrerai prochainement un docteur qui a été en première ligne pendant la crise sanitaire. Ça sera intéressant de comprendre comment il a traversé ces deux dernières années.

Pourquoi pensez-vous qu’il soit important de créer des discussions autour de la santé mentale ?

Je pense que peu de personnes s’intéressent au sujet. On en parle, mais peu de choses se passent. C’est la raison pour laquelle j’ai créé cette plateforme pour éveiller les consciences. Comme je l’ai dit précédemment, ma génération a souffert depuis la crise sanitaire, beaucoup de personnes se sont retrouvées isolées. J’ai le sentiment que plus on en parle, plus le sujet sera destigmatisé. Cette communauté doit libérer la parole.

Comment imaginez-vous la plateforme dans le futur ?

J’ai vraiment envie de continuer à réfléchir autour de ce problème à travers cette communauté et les groupes de parole. Je veux aider les autres à mon niveau. J’ai déjà en tête les participants pour les prochains épisodes de ma chaîne, et je travaille déjà sur un projet avec GQ. La santé mentale est une problématique de notre société actuelle, et je veux continuer comme je peux à éveiller les consciences et aider ceux qui en ont besoin.

Interview exclusive Tsitsipas

Depuis deux saisons, le circuit ATP vit, comme le reste du monde, au rythme du Covid. Finit-on par s’y habituer ?

C’est sûr que nous avons vécu une période difficile, mais quand vous voyez tout ce qu’il se passe dans le monde et le nombre de personnes touchées sévèrement par ce virus, les joueurs de tennis ne sont pas les plus à plaindre.

Est-ce que cela modifie considérablement votre approche de la compétition et/ou votre programmation ?

J’ai le même rythme d’entraînement qu’avant la crise sanitaire, et j’essaie d’avoir le même calendrier de tournois.

Qu’est-ce qui, selon vous, est le plus pesant ?

Les restrictions, le protocole sanitaire, les tests… tout cela est assez lourd. Mais comme je vous l’ai dit, nous, les joueurs professionnels de tennis pouvons voyager librement pour pratiquer notre sport. Nous sommes des privilégiés comparé à ce que le reste du monde vit actuellement.

Vous aviez souvent l’habitude de visiter, vous promener, filmer même les villes dans lesquelles vous alliez disputer des tournois… est-ce que cela vous manque ? Ou finalement, cela vous permet de vous concentrer uniquement sur le tennis ?

J’adore explorer les villes où je joue, c’est culturellement enrichissant et amusant de flâner. Voyager est l’une des meilleures expériences que la vie nous offre. Malheureusement, les conditions ont changé mais on ne peut pas faire autrement.

Vous êtes du coup, beaucoup moins présent sur les réseaux sociaux ? Volontairement ?

Je pense que parfois c’est important de se couper des réseaux sociaux. Ca ne doit pas empiéter sur votre vie. Mais c’est comme tout, il faut trouver le bon équilibre.

La saison européenne sur terre battue arrive… on vous imagine impatient déjà, de défendre votre titre au Rolex Monte-Carlo Masters…

J’adore jouer sur terre battue. J’ai grandi sur cette surface, et j’habite à Monaco. Alors forcément, je suis impatient de pouvoir y défendre mon titre.

Après votre succès au Masters en 2019, c’était, l’an dernier, votre premier titre en Masters 1000. Forcément un grand souvenir… Un tournoi remporté avec autorité, sans perdre un set… Durant cette édition 2021 du Rolex Monte-Carlo Masters, on a découvert un Stefanos Tsitsipas plus pragmatique, plus posé, moins volcanique. Allier votre tennis inspiré à un côté « plus calculateur » est-il une nécessité pour gagner de grands tournois ?

C’était un très beau tournoi pour moi l’an dernier. Tout s’est bien enchaîné. C’était l’une des plus belles semaines de ma carrière, avec les Nitto ATP Finals en 2019 à Londres.

En 2019, vous aviez déclaré : « Le jeu offensif est le futur du tennis ! » Vous le pensez toujours ?

Je pense toujours qu’il vaut mieux attaquer pour essayer de gagner le point en premier. Je préfère contrôler le jeu.

Patrice Dominguez, ancien directeur du tournoi, avait l’habitude de dire que ceux qui brillaient à Monte-Carlo brillaient aussi à Roland-Garros. C’était souvent vrai. Ce fut le cas pour vous avec cette finale à Paris…Vous avez mené deux sets à zéro contre Novak Djokovic en finale de Roland-Garros. Que reste-t-il de cette rencontre ?

Cette défaite a été très difficile à vivre. Ça m’a pris beaucoup de temps pour la digérer. C’était malgré tout une formidable expérience, qui m’a prouvé que je pouvais être sur le devant de scène dans mon sport, et me battre contre les meilleurs pour remporter un tournoi du Grand Chelem.

Plus que jamais, on vous sent capable de gagner un tournoi du Grand Chelem… c’est pour 2022 ?

J’espère ! C’est pour ça que je travaille tous les jours en tous cas !

Étrangement, vous ne comptez que 7 titres ATP à votre palmarès… vous trouvez que c’est trop peu ?

Vous savez, je n’ai que 23 ans, et j’ai toujours joué les grands tournois avec les meilleurs joueurs du monde. Je ne pense pas qu’avoir gagné 7 tournois ATP, ce soit peu. Ça fait partie de mon aventure personnelle, et elle est encore en cours d’écriture.

Clin d’œil, les trois derniers ont été remportés en France (ou presque) : Marseille, Monte-Carlo et Lyon. Pur hasard ou la culture du pays vous sied parfaitement ?

J’adore jouer en France et à Monaco où il y a une vraie culture du tennis. Et le public est connaisseur. Aussi, j’ai une partie de mon équipe qui est française, alors forcément ça aide pour comprendre la langue ! Je ne suis pas encore bilingue, mais ça viendra !

Dominic Thiem et Daniil Medvedev ont remporté l’US Open respectivement en 2020 et 2021, Alexander Zverev le titre olympique à Tokyo et deux fois le Masters, vous le Masters également… même si Novak Djokovic est passé tout près d’un Grand Chelem historique la saison dernière, la concurrence s’est considérablement épaissie pour les géants Djoko-Nadal et Federer…

On se rapproche petit à petit… Tous les trois représentent la meilleure génération que le monde du tennis n’ait jamais connu. Ce n’est pas facile de s’immiscer dans ce cercle fermé, mais grâce à eux, nous avons élevé notre niveau de jeu. Sans eux, ça aurait été impossible.

Les imaginez-vous continuer encore ? Et être toujours capable de gagner ?

Djokovic est toujours numéro un et Nadal est de retour et a gagné son premier tournoi. Bien sûr qu’ils peuvent encore gagner.

Vous faites (encore) partie de la jeune génération. Mais une encore plus jeune débarque déjà. Sur qui miseriez-vous pour une belle surprise en 2022 ? Et sur la décennie à venir ?

Je pense que Sinner et Alcaraz sont au-dessus des autres. Mais il y a beaucoup d’autres jeunes joueurs qui vont éclore dans les prochaines années ! Ça promet un très beau futur au tennis !

Une nouvelle Équipe de Direction

David Massey nommé Directeur du Rolex Monte-Carlo Masters

Jeudi 30 juin 2022 – Le Rolex Monte-Carlo Masters a le plaisir d’annoncer que David Massey a été nommé Directeur du tournoi monégasque, l’un des plus emblématiques du circuit ATP, qui donne chaque année le coup d’envoi de la saison de terre battue. David Massey travaillera en étroite collaboration et sous la supervision de Chris Kermode, le Conseiller Exécutif et Représentant Désigné du Tournoi.

« Je suis très heureuse d’accueillir Chris et David, que je connais personnellement depuis de nombreuses années, dans la grande famille du tennis monégasque. Leurs expériences respectives sont une grande valeur ajoutée à nos équipes et promet un bel avenir au Tournoi de Monte-Carlo ! », a déclaré la Présidente de la Fédération Monégasque de Tennis et du Monte-Carlo Country Club, Melanie-Antoinette de Massy.

Résident en Principauté depuis fin 2001, David Massey, 44 ans, a travaillé 20 ans au sein de l’ATP Tour où il a occupé des fonctions dans la communication, le sponsoring et les relations avec les tournois avant d’assumer le rôle de Vice-Président de l’ATP pour l’Europe en 2009. En janvier 2016, ce polyglotte, qui parle couramment anglais, français et espagnol, fût nommé Vice-Président Exécutif de l’ATP en Europe, dirigeant tous les aspects des relations de l’ATP avec les 31 tournois européens, qui composent ce circuit international de tennis masculin. En octobre 2021, David Massey a rejoint le Rolex Monte-Carlo Masters en tant que Directeur-Adjoint du Tournoi et occupera, à partir du 1er juillet 2022, la fonction de Directeur du Tournoi. Il succède ainsi à Zeljko Franulovic.

« C’est un grand honneur pour moi de relever ce nouveau défi. Je souhaite remercier Mademoiselle Melanie-Antoinette de Massy et l’ensemble des membres du Comité d’Organisation pour la confiance qui m’est accordée. De par son histoire liée à la Principauté et à la Famille Princière, son site unique au monde qui plonge dans la Méditerranée et ses prestigieux partenaires, le Rolex Monte-Carlo Masters occupe une place à part dans le cœur des joueurs. Sous l’impulsion de la Baronne Elizabeth-Ann de Massy et de mes prédécesseurs, ce tournoi centenaire n’a cessé de se développer au fil des années. En apportant un regard neuf et mon expérience internationale, je souhaite pouvoir accompagner la poursuite de son rayonnement », a déclaré David Massey, à l’annonce de sa nomination.

Chris Kermode a été nommé Chairman Exécutif et Président de l’ATP Tour entre 2014 et 2019, exerçant deux mandats à la tête du tennis professionnel masculin. Sa carrière a commencé en tant que joueur et s’est ensuite orientée vers la gestion de tournois, en premier lieu en tant que Directeur du Tournoi au Queen’s Club à Londres et par la suite Directeur Général des Masters ATP à Londres également. Depuis janvier 2020, Chris Kermode est un conseiller essentiel ainsi que le représentant officiel du Rolex Monte-Carlo Masters.

Cette paire de double expérimentée prépare d’ores et déjà la 116e édition, qui se jouera du 8 au 16 avril 2023, sur l’ocre du prestigieux Monte-Carlo Country Club.

Tsitsipas double la mise

Cette fois, Stefanos Tsitsipas a pu partager son bonheur. Avec les siens, bien sûr, mais surtout avec les 10 000 spectateurs du Rolex Monte-Carlo Masters. Sacré l’an dernier en Principauté, le Grec avait évidemment savouré ce premier Trophée en Masters 1000 mais, pandémie de Covid-19 oblige, il avait soulevé la Coupe du Prince devant des gradins désespérément vides. Alors son sourire, immense, ce dimanche 17 avril 2022, sur l’estrade du Court Rainier III, était encore bien plus large que douze mois auparavant. Sous un soleil de plomb et un ciel bleu immaculé, l’ovation fut longue et nourrie, car le public aussi était en cruel manque d’émotions depuis 2019 (l’édition 2020 avait été annulée en raison du confinement). Tout juste certains regrettaient-ils qu’Alejandro Davidovich Fokina n’ait pas arraché le tie-break du deuxième set pour prolonger un peu le suspense et coller à une 115e édition riche en rebondissements.

Car si Stefanos Tsitsipas a conquis son 8e titre ATP en deux sets (6-3, 7-6), rééquilibrant un peu son bilan des finales jouées (8 victoires / 11 défaites), ce fut non sans une petite frayeur (une de plus) dans la seconde manche. Logiquement, le Grec, tête de série n°3 et tenant du titre, allait entamer la partie plus détendu qu’Alejandro Davidovich Fokina, qui disputait sa toute première finale sur le circuit. Mais s’il y a un sport où la logique est souvent défiée, c’est bien le tennis. Et c’est l’Espagnol qui breaka le premier pour mener 2-1 sur une subtile amortie de revers slicée. Avantage aussitôt effacé par Tsitsipas d’un passing de coup droit long de ligne. Le tournant du set intervint à 4-3 Tsitsipas. Forçant un peu pour rester au contact, Fokina sortit un revers de vingt bons centimètres et vit le set lui filer sous le nez (6-3 en 31 minutes). Cette volonté de tenir tête au 5e mondial se traduit d’ailleurs sur la feuille de statistiques finale (29 fautes directes pour 18 coups gagnants pour Fokina / 18 « winners » et 17 « unforced errors » pour Tsitsipas).

Sur sa lancée, le finaliste de Roland-Garros 2021 breaka d’entrée de deuxième manche (2-0) et la rencontre semblait pliée. Pas du tout. Réunissant et secouant les quelques gouttes d’essence restantes dans le moteur, Davidovich Fokina s’accrocha comme il l’avait annoncé pour sa première grande finale. Il inscrit 10 points sur 11 pour recoller et même passer devant 3-2. Il fit alors appel au public qui le poussa à continuer. Tsitsipas serra toutefois le jeu, lâchant un énorme cri de rage pour égaliser à 3-3. Le stress rattrapa alors l’Espagnol à 4-4. D’abord avec un 3e smash raté après une énorme défense du Grec. Puis avec deux fautes, une en coup droit, une en revers et un Tsitsipas cassant le rythme pour mieux piquer en coup droit et s’emparer du service adverse. Mais comme contre Diego Schwartzman en quart de finale (il menait 6-2, 5-2), le membre de l’Académie Mouratoglou fut incapable de conclure sur son service à 5-4. Fokina leva les bras vers la foule, qui se leva dans un bruit assourdissant. Inconnu du grand public avant le début de la semaine, le natif de Malaga se nourrissait des puissants « Foki ! (son surnom) Foki ! Foki ! » scandés des tribunes. Une belle reconnaissance pour celui qui pointera au 27e rang mondial lundi.

En cas de victoire, Davidovich Fokina aurait même intégré le Top 20. Mais la réussite choisit son camp dans le tie-break. Celui du tenant. A 2 points à 1, Tsitsipas décentra un coup droit qui retomba… sur la ligne et conclut ensuite au filet. Sur sa deuxième balle de match, à 6-3, le Grec s’arracha en défense et conclut d’un magnifique passing de revers. Davidovich Fokina tenta bien un dernier plongeon (sa signature cette semaine). En vain. Bientôt les deux joueurs se retrouvèrent à terre, sur le dos, couverts de terre battue.

L’un auteur d’un doublé à Monte-Carlo – comme seuls Rafael Nadal (de 2005 à 2012 puis de 2016 à 2018), Juan Carlos Ferrero (2002 et 2003), Thomas Muster (1995 et 1996), Bjorn Borg (1979 et 1980) et Ilie Nastase (de 1971 à 1973) avant lui dans l’ère Open -, l’autre battu mais plein d’espoirs pour la suite de la saison. Si Taylor Fritz, à Indian Wells, et Carlos Alcaraz, à Miami, avaient allongé la liste des nouveaux vainqueurs en Masters 1000, Stefanos Tsitsipas est lui devenu le 8e joueur en activité sur le circuit à compter au moins deux succès dans cette catégorie derrière Djokovic (37), Nadal (36), Federer (28), Murray (14), Zverev (5), Medvedev (4) et à égalité avec Tsonga (2).

Rendez-vous l’an prochain pour la 116e édition du 8 au 16 avril 2023 !

« Doublement spécial ! »

« Vous venez de remporter une seconde fois d’affilée le Rolex Monte-Carlo Masters. Que ressentez-vous ?
Je me sens très bien, c’est un sentiment très agréable d’autant plus que cette année, nous avons pu profiter du public. C’était plus humain et c’est doublement plus spécial. Il y a tellement de personnes impliquées et les fans aussi. C’était une super semaine. Je n’ai pas toujours bien joué, mais j’ai réussi à m’en sortir.

Qu’est-ce que cela représente pour vous de jouer sur la terre battue, il semble que ce soit la surface sur laquelle vous jouez le mieux…
C’est probablement la surface sur laquelle j’arrive le mieux à m’adapter. J’ai parfois essayé d’appliquer des choses que je fais sur terre sur le dur, mais cela ne marche pas toujours. Cela m’apprend aussi à m’ajuster constamment. J’ai besoin de temps et de beaucoup de matches. Je crois profondément que je peux gagner des tournois sur les autres surfaces que la terre. La surface sur laquelle j’ai le plus de difficulté à m’ajuster, c’est le gazon, qui est pourtant ma surface préférée. Je n’ai pas eu les résultats escomptés ces dernières années sur cette surface. J’espère pouvoir faire mieux cette année en changeant ce qu’il faut.

Vous attendiez-vous à jouer si bien et quelle a été la partie la plus difficile de votre match ?
Le plus délicat quand vous jouez contre Alejandro, c’est qu’il est très imprévisible, vous ne savez jamais à quoi vous attendre. À 5-4 au second set, (lorsque Stefanos Tsitsipas sert pour le match NDLR), je savais qu’il allait se relâcher et c’est là qu’il devient très dangereux. C’est une des raisons pour laquelle il a gagné autant de matches cette semaine. Il a le jeu qui lui permet de jouer de manière consistante autant en coup droit qu’en revers. Aujourd’hui, il ne l’était peut-être pas autant que ce que j’ai vu de lui avant. C’était sa première finale et je savais que j’avais un peu plus d’expérience. J’ai déjà été dans cette situation auparavant, je sais qu’il faut rester calme et contrôler ses nerfs.

Vous rêviez de jouer ici quand vous aviez six ans. À présent, vous avez gagné ici, deux fois, vous êtes devenu numéro 3 mondial, finaliste à Roland-Garros… Avez-vous encore des rêves ?
J’espère continuer à faire des bons résultats sur terre battue et améliorer mes performances sur dur et gazon, car j’ai beaucoup de points à gagner. Si je suis capable de gagner avec autant de consistance que sur terre, j’ai espoir de finir dans le top 2 à la fin de l’année.

Vous venez d’entrer dans le cercle fermé des joueurs qui ont gagné deux fois d’affilée le tournoi, vous n’êtes que six à l’avoir fait. Tous, avant vous, ont gagné Roland-Garros et on été numéros 1 mondiaux, comment réagissez vous à cette statistique ?
C’est très encourageant. Mais je veux améliorer cette statistique et faire encore mieux.

Pensez-vous qu’un jour la Grèce pourra accueillir un tournoi ATP ?
Je n’ai pas plus d’information que vous. Mais j’aimerais beaucoup disputer un tournoi à la maison. On en avait un il y a plusieurs années, mais cela s’est fini quand je suis né, ou juste un peu avant. Je suis certain qu’un jour, il y en aura un de nouveau, ce serait merveilleux.

Apostolos Tsitsipas :  » Nous sommes une famille de tennis »

A quel moment avez vous compris que voter fils était spécial ? Quels risques avez-vous pris à cette époque, pour choisir cette voie, alors que vous ne saviez pas qu’il allait devenir champion ?
C’est le problème de beaucoup de parents qui choisissent ce destin pour leurs enfants. En tennis, si vous voulez évoluer au meilleur niveau, il faut faire des choix très jeune. Nous sommes une famille de tennis, cela a peut-être été un peu plus facile pour nous de déceler des signes significatifs dans son jeu. Dans ses premières années en juniors, il combinait l’école et le tennis. Nous venions souvent en France et Stefanos faisait aussi des tournois juniors pendant les vacances d’été. Un jour, nous étions en Normandie et il a gagné un Masters junior auquel il nous avait demandé de participer. Après cela, il m’a demandé s’il pouvait arrêter l’école et se consacrer entièrement au tennis. Ma difficulté a été de faire les meilleurs choix pour lui, entre ses rêves et la réalité. Et puis ensuite, même si votre enfant évolue dans les meilleures académies, c’est toujours très important que la famille soit présente. C’est une vie difficile, on voyage toutes les semaines. Le fait que nous étions tous là aujourd’hui l’a rendu plus confiant et lui a donné de la force.

Beaucoup d’attention a récemment été portée sur les « familles de tennis ». Quel serait le leitmotiv du clan Tsitsipas ?
Je dirais la liberté. C’est le plus important. Dans une famille, vous devez ressentir la liberté de vous épanouir dans ce que vous voulez et réaliser vos rêves.

Stefanos a connu une période délicate à la fin de l’année 2021. Il a été blessé, contraint d’abandonner lors du dernier Masters de Turin. Comment avez-vous vécu cette période délicate ?
Dans le sport, la chose la plus stressante, ce sont les blessures. Le tennis demande de jouer toutes les semaines. Tu n’as jamais beaucoup de temps de récupération. C’est très important de se maintenir physiquement. Cette période a été très difficile pour lui. Après Turin, il me disait qu’il souffrait beaucoup, c’est la raison pour laquelle nous avons choisi l’opération. Heureusement, cela a été une réussite et aujourd’hui il peut jouer librement. Nous nous en réjouissons. »

Fokina : « Une semaine dingue ! »

« Alejandro, vous devez être déçu mais en même temps, vous vous souviendrez de cette semaine…

Sans aucun doute (sourire). C’était une semaine complètement dingue. J’ai tellement apprécié tous les jours, tous les matches. Je n’ai pas les mots. Et je suis surtout tellement fatigué. J’ai connu beaucoup d’émotions. Battre des joueurs au top de leur carrière, le numéro un mondial Djokovic… Jouer ici, à Monte-Carlo, dans un stade plein, avec ce public incroyable. Mon corps va me lâcher. Je vais avoir besoin d’une bière pour me remettre (rires).

Vous jouez toujours avec une chaussette blanche et l’autre noire. Avez-vous un problème de blanchisserie ?

Non c’est une tradition. Il n’y a pas d’explication. C’est une sorte de superstition. Si vous voyez un jour Davidovich Fokina avec des chaussettes blanches ou noires, ce n’est pas moi. C’est mon frère (plaisanterie). Mais nous allons avoir un problème à Wimbledon. Il va falloir y penser.

Cette finale en Masters 1000 va-t-elle modifier vos attentes pour la suite de la saison ?

Bien sûr. Cette semaine m’a gonflé de confiance. Battre des joueurs aussi forts, c’est important. Je ne sais pas si je vais gagner beaucoup de matches après, je vais rester concentrer sur mon travail, me battre sur chaque point. Je vais savourer chaque moment, peu importe si je gagne ou je perds. Mais j’espère bien continuer… D’ailleurs, j’enchaîne avec Barcelone malgré la fatigue. Nous n’avons que deux ou trois tournois en Espagne, alors je veux joueur devant notre public, mes amis…

Les numéros 1 assurent

Ils étaient favoris et ont tenu leur rang. Ce dimanche, les numéros 1 mondiaux, Rajeev Ram et Joe Salisbury, se sont imposés 6-43-610-7, contre les têtes de série N°6, Juan Sebastian Cabal et Robert Farah, pour remporter leur premier Rolex Monte-Carlo Masters. Solide au service et en retour, la paire s’est imposée en 1h38. Associé en double depuis plus de trois ans, le couple américano-britannique remporte ainsi son sixième titre, leur second en ATP Masters 1000 après leur victoire à Toronto, en août 2021.

Tennis : Monte Carlo 2022 –

C’était leur premier rendez-vous cette saison, leur premier de leur carrière sur terre battue. Et la rencontre a été à la hauteur des espérances, entre deux binômes spécialistes en la matière, habitués des grandes finales. Les quatre joueurs ont réussi à maintenir un très haut niveau tout au long de la partie. La preuve ? Les deux paires ont remporté chacune quasiment autant de points, – 62 pour les vainqueurs, 61 pour la paire colombienne -. Idem en retour, où les deux équipes ont respectivement gagné 21 et 20 points, ainsi qu’au service où les deux équipes obtiennent le même pourcentage de réussite sur leurs premières balles (70%).

Le premier set a été dominé par les favoris qui ont conclu, 6-4, sans trembler, sur un ace de Salisbury. Un peu plus tôt, le duo venait de breaker à 3-3, pour rapidement mener 5-3.

La deuxième manche a été très équilibrée. Cabal et Farah ont maintenu la pression. Cela leur a permis de tirer leur épingle du jeu à 4-3 en se procurant trois balles de break. Le troisième sera la bonne : 5-3, puis 6-4.

La finale s’est donc jouée au super tie-break et ce sont les favoris qui ont réussi à serrer le jeu dans les points cruciaux. Ils s’imposent 10 à 7 grâce à un coup droit gagnant de Joe Salisbury. 

« Une saveur particulière »

En ce dimanche pascal, je suis très heureux de vous accueillir à l’occasion des 125 ans de notre tournoi. Une année anniversaire à la saveur particulière. Avec tout d’abord le retour du public après deux ans d’absence. Quel plaisir de constater que nous avons joué à guichet fermé depuis mercredi. Nous avons accueilli au total 132.500 spectateurs.

Les matches se sont déroulés devant des tribunes combles et par une météo printanière clémente. Les spectateurs ont pu vibrer tout au long de la semaine avec des matches très disputés, souvent d’une grande intensité. A l’image de cette journée historique vendredi pour les quarts de finales. Quatre rencontres et douze heures de tennis non-stop sur le Court Rainier III avec de fervents spectateurs restés jusque tard dans la nuit pour soutenir les joueurs dans une ambiance survoltée. Depuis l’ère Open, c’est la première fois que l’ensemble des quatre quarts de finale se sont disputées au meilleur des trois sets.

Ces rencontres ont vu l’émergence ou la confirmation de nouveaux talents.
Je pense notamment au Monégasque Lucas Catarina, auteur d’une belle performance au premier tour face à Taylor Fritz, qui confirme qu’il a toutes les armes pour faire jeu égal avec les meilleurs mondiaux. Je pense également aux jeunes Italiens Lorenzo Musetti et Jannik Sinner qui ont fait vibrer un public italien très présent puisqu’il représente 35% de la fréquentation totale. Enfin, au jeune finaliste Alejandro Davidovich Fokina, qui à vrai dire n’était pas l’Espagnol que nous attendions en final, mais qui après sa formidable victoire face à Novak Djokovic a réussi à maintenir un excellent niveau de jeu.

Une édition réussie et marquée par l’arrivée de trois nouveaux partenaires, Generali, Maserati et Replay aux côtés de nos nombreux autres, qui nous sont restés fidèles. L’occasion aussi de rappeler que Rolex a reconduit son partenariat pour les 10 prochaines années et BNP Paribas pour 3 ans supplémentaires.

Des partenaires prestigieux qui participent et contribuent au rayonnement du tournoi et à l’animation du village VIP avec la présence de personnalités de renom. Parmi lesquels, les footballeurs Neymar et Verratti, le pilote de F1 Charles Leclerc, le nageur Florent Manaudou et les basketteurs de la Roca Team.

Monaco a vibré toute la semaine avec le tournoi. Plus de 850 personnes sont impliqués dans l’organisation. A cela s’ajoute 80 ramasseurs de balles, recrutés au sein du Monte-Carlo Country Club et des clubs de la région et 80 juges de ligne, qui complètent l’effectif lié à la compétition. Enfin 300 personnes sont employées pour la restauration.

Pour célébrer le retour du public, le tennis s’est même invité sur la place du Casino de Monte-Carlo, lieu emblématique de la Principauté, pour une exhibition de mini-tennis. Les fans ont pu assister à un tie-break entre Novak Djokovic, double vainqueur du Rolex Monte-Carlo Masters, et Stan Wawrinka, vainqueur sur la terre monégasque en 2014.

Et maintenant, à place à une finale inédite entre l’étonnant espagnol Alejandro Davidovich Fokina et le tenant du titre Stefanos Tsitsipas.

Nouveauté ou continuité ?

L’un était attendu, l’autre moins. Encore que. Quart de finaliste du Rolex Monte-Carlo Masters et de Roland-Garros en 2021, Alejandro Davidovich Fokina faisait déjà partie d’une liste restreinte d’adversaires redoutés sur terre battue.  Mais de là à l’imaginer disputer une première finale sur le circuit (voir par ailleurs), cette semaine, en Masters 1000, en battant au passage le numéro un mondial, Novak Djokovic, il y avait un pas qui semblait peut-être petit pour lui, mais plus grand qu’une glissade sur brique pilée pour l’aréopage tennistique.

Stefanos Tsitsipas faisait, lui, logiquement partie des favoris sur la ligne de départ pour défendre son titre, le premier en Masters 1000, conquis l’an dernier en Principauté. Sa finale à Roland-Garros (perdue contre Djokovic après avoir mené deux sets à zéro) a consolidé son statut de référence sur terre battue. Mais le voilà face à défi intéressant. Seuls cinq joueurs sont parvenus à conserver leur couronne en Principauté d’une année sur l’autre. Rafael Nadal, bien sûr (de 2005 à 2012 puis de 2016 à 2018), Juan Carlos Ferrero (2002 et 2003), Thomas Muster (1995 et 1996), Bjorn Borg (1979 et 1980) et Ilie Nastase (de 1971 à 1973). Que du très beau monde.

Sa demi-finale express face à Alexander Zverev lui conférera un avantage supplémentaire, celui d’une relative fraîcheur tant Davidovich Fokina a encore dû puiser dans ses réserves pour venir à bout de Dimitrov. Sans parler du facteur émotionnel que l’Espagnol, novice à ce niveau, devra appréhender. Mais Alejandro Davidovich Fokina a aussi une revanche à prendre sur le destin. L’an dernier, pour son premier quart de finale en Masters 1000, il avait été contraint à l’abandon, touché à la cuisse gauche, après 1h de jeu et la perte du premier set 7-5 contre… Tsitsipas. Cette fois, gagnant ou perdant, l’Espagnol compte bien se battre jusqu’au bout.

Face à face

Davidovich Fokina –Tsitsipas      0-2

2021, Monte-Carlo, terre battue, quart de finale, Tsitsipas 7-5, abandon

2022, Rotterdam, indoor, premier tour, Tsitsipas, 7-5, 6-7(1), 6-4

Alejandro Davidovich Fokina

5 choses à savoir sur Alejandro Davidovich Fokina

A 22 ans, Alejandro Davidovich Fokina vient de mettre un sacré coup d’accélérateur à sa carrière.  Après trois revers, sa quatrième demi-finale sur le circuit débouche donc sur une première finale. En Masters 1000 svp. Auparavant, il avait buté sur le dernier carré à Estoril en 2019 après être sorti des qualifications (battu par Pablo Cuevas 3-6, 6-2, 6-2), à Cologne en 2020 (contre Alexander Zevrev 7-5, 7-6) et à nouveau à Estoril en 2021 (face à Albert Ramos Vinolas 6-1, 6-4).

Sur le court, Alejandro Davidovich Fokina est un bagarreur, un teigneux. Il aime courir, se battre, disputer des matches longs et accrochés. Un goût du combat qu’il a hérité de son père Eduard, ancien boxeur. Mais s’il a toujours apprécié le noble art (il ne manque pas une occasion de regarder le film Creed, suite de la saga Rocky), il n’a jamais pu le pratiquer. Son paternel lui ayant mis une raquette entre les mains dès l’âge de deux ans plutôt que des gants de boxe.

Si le jeu d’Alejandro Davidovich Fokina peut être qualifié de « classique terrien espagnol », basé sur un gros lift, de l’intensité et de la résistance, l’Espagnol de 22 ans n’est pas pour autant un joueur fade. Il n’hésite jamais à salir son t-shirt et ne craint pas de plonger sur la balle (à 5 reprises contre Taylor Fritz cette semaine) et aime surprendre ses adversaires en utilisant régulièrement le service à la cuillère. Peut-être moins que Nick Kyrgios, mais tout de même. En quart de finale et en demi-finale du Rolex Monte-Carlo Masters, il s’y est essayé. Idem l’an dernier, à Roland-Garros, lors de son mano à mano en 5 sets et 4h35 contre Casper Ruud.

Oui, Alejandro Davidovich Fokina est un vrai spécialiste de terre battue. C’est la surface sur laquelle il a obtenu ses meilleurs résultats sur le circuit ATP. Mais plus jeune, il admirait plus Roger Federer que Rafael Nadal. Ce qui explique peut-être son sacre, un brin surprise, chez les juniors à Wimbledon, en 2017. Un goût assumé pour le gazon qui ne s’est pas encore traduit par des résultats à Wimbledon. Après deux éliminations lors des qualifications en 2018 et 2019, il a été éliminé au premier tour en 2021.

Loup sur les courts, agneau en dehors. Alejandro Davidovich Fokina a une tendresse particulière pour la cause animale. Surtout depuis la pandémie de Covid et les multiplications d’abandons post déconfinement. Il a d’ailleurs lancé une plateforme adoptas.org en avril 2021 afin de faciliter l’adoption d’animaux de compagnie abandonnés.

Son parcours

1er tour : bat Marcos Giron (USA) 7-5, 6-3

2e tour : bat Novak Djokovic (SER) 6-3, 6-7(5), 6-1

1/8e de finale : bat David Goffin (BEL) 6-4, 6-1

Quart de finale : bat Taylor Fritz (USA) 2-6, 6-4, 6-3

Demi-finale : bat Grigor Dimitrov (BUL) 6-4, 6-7(3), 6-3

Stefanos Tsitsipas

5 choses à savoir sur Stefanos Tsitsipas

Cela peut paraître surprenant, mais aucun joueur de nationalité grecque n’avait intégré le Top 100 avant Stefanos Tsitsipas. Deux s’en sont rapprochés, Nicky Kalogeropoulos (108e en 1973) et Konstantinos Iconomidis (112e en 2007). Et si certains ne manquaient pas de rappeler les origines grecques de Pete Sampras, Mark Philippoussis, Nick Kyrgios ou Thanasi Kokkinakis, c’est chez les filles que la meilleure performance était enregistrée avec la 13e place à la WTA d’Eleni Daniilidou.

En 2021, 40 ans après sa mère, Stefanos Tsitsipas a inscrit son nom sur les plaques de marbre qui ornent le Monte-Carlo Country Club. En effet, en 1981, Julia Salnikova, avait été titrée en juniors à Monaco sous la bannière de l’Union Soviétique. Ils ont même immortalisé l’instant ensemble. Son père et entraîneur, Apostolos, a œuvré au club de Glyfada, dans la banlieue d’Athènes. Et son grand-père, Sergueï Salnikov a été champion olympique de football en 1956. Trois générations de champions donc.

Stefanos Tsitsipas a 23 ans et s’il est aujourd’hui l’un des meilleurs joueurs de tennis de la planète, il le doit aussi, en partie, à l’Académie Patrick Mouratoglou. Le Grec l’a en effet intégrée en 2015, à l’âge de 16 ans, après avoir été repéré par le patron des lieux sur… You tube. Partageant les mêmes origines que le jeune talent, et particulièrement intéressé par le profil technique de son jeu, Patrick Mouratoglou lui a permis de s’épanouir et de se perfectionner au sein des installations de Sophia Antipolis.

L’an dernier, Stefanos Tsitsipas a atteint la finale de Roland-Garros. A 22 ans, 9 mois et 30 jours. Et si tout le monde imagine déjà Carlos Alcaraz, 18 ans, signer une nouvelle marque référence, l’Espagnol en est encore loin. Mais en réussissant cette performance en 2021, Tsitsipas est devenu le plus jeune finaliste des Internationaux de France depuis… 2008 et un certain Rafael Nadal, qui disputait, déjà, cette année-là, sa quatrième finale.

Quand il était enfant, vers 11-12 ans, Stefanos Tsitsipas avait créé une page Facebook, Tennis Court ITN, pour y publier les résultats de Federer, Nadal et Djokovic. Une fibre journalistique qu’il a toujours conservée, s’inscrivant même sur les cours de journalisme en ligne de l’université de Harvard. Puis, le Grec est devenu un spécialiste des réseaux sociaux, partageant notamment ses vidéos dans un « vlog » avec visite de villes lors des tournois, voyages…

Son parcours

1er tour : bye

2e tour : bat Fabio Fognini (ITA) 6-3, 6-0

1/8e de finale : bat Laslo Djere (SER) 7-5, 7-6(1)

Quart de finale : bat Diego Schwartzman (ARG) 6-2, 6-7(3), 6-4

Demi-finale : bat Alexander Zverev (ALL) 6-4, 6-2

Une finale de double alléchante

La finale du double du Rolex Monte-Carlo Masters opposera la paire Joe Salisbury et Rajeev Ram et contre les Colombiens Juan Sebastian Cabal et Robert Farah.

La première paire, tête de série 1, a disposé, samedi, de R. Bopanna et J. Murray dans une rencontre qui s’est jouée au super tie-break (3-67-611-9), en 1h45 de jeu. La seconde, tête de série 6, l’a emporté un peu plus tard – mais plus facilement – dans la journée contre Marcelo Arevalo et Jean-Julien Rojer (7-56-3) en 1h23 de jeu.

Pour cette finale, le binôme américano-anglais, qui occupe la première et deuxième place mondiale au classement ATP, fera figure de favori. Ensemble, les deux ont déjà remporté cinq tournois, dont deux Grands Chelems : l’Australian Open 2020 et l’US Open 2021. Néanmoins, leurs adversaires, aussi spécialistes de double, apparaissent aussi comme de sérieux prétendants au titre. Ensemble, les deux ont aussi remporté deux titres du Grand Chelem : Wimbledon et l’US Open 2019. Ils ont également été demi-finalistes à deux reprises au Masters de Londres, en 2018 et 2019. Ca promet !