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Fognini succède à Pietrangeli !

21.04.2019

Ultra talentueux mais inconstant, l’Italien n’avait jamais remporté de grand titre. C’est chose faite, 6-3, 6-4 en 1h38 contre Dusan Lajovic, 51 ans après le dernier des trois titres de son illustre prédécesseur.

« Il y a beaucoup de gens mécontents car ils avaient acheté des billets pour venir voir Nadal en finale, c’était probable à 99,9% mais bon, c’est moi…» s’excusait presque Fabio Fognini après sa victoire contre l’Espagnol, 11 fois vainqueur en Principauté. Le public du Rolex Monte-Carlo Masters, composé à 45% de supporters transalpins, n’était pourtant pas si mécontent d’assister à une finale historique, en ce dimanche de Pâques, entre leur compatriote et le Serbe Dusan Lajovic. Même si pour une fois, la météo semblait plus clémente en Bretagne que sur la Côte d’Azur, il était écrit que cette 113e édition du tournoi aurait une saveur toute particulière.

Qui de Fabio Fognini, 8 titres et 10 finales ATP, 18e mondial, et Dusan Lajovic, 48e, aucune finale sur le circuit, allait le mieux gérer ce moment si particulier d’une grande finale de Masters 1000, sur un Court Rainier III chargé d’histoire ? Un peu plus d’expérience pour l’Italien, un peu moins à perdre pour le Serbe. Mais une opportunité rare pour les deux. Lajovic et son parcours express jusqu’à la finale (aucun set perdu contre Jaziri, Goffin, Thiem – sa pemière victoire contre un membre du Top 5 -, Sonego et Medvedev) ou celui, plus escarpé mais vertigineux de Fognini (mené 6-4, 4-1 balle de 5-1 par Rublev, forfait de Simon et deux victoires contre les n°3 et 2 mondiaux, Zverev et Nadal) ? « Le tennis est un sport incroyable, martelait le Transalpin durant la semaine. Si vous m’aviez dit il y a 6 jours « On se voit dimanche », je vous aurais ri au nez. »

Alors imaginez son visage circonspect si l’assistance lui avait suggéré qu’il souleverait la Coupe de S.A.S. le Prince Souverain dévolue au vainqueur du Rolex Monte-Carlo Masters… « Je n’arrive pas à y croire » dira-t-il pourtant sur le podium, tellement heureux, presque intimidé, lui la grande gueule du circuit, avec son Trophée aux bras.

Car si la semaine fut émaillée de (très) nombreuses surprises, la finale fit exception à la règle. Le favori l’a emporté. Fognini inscrivit les cinq premiers points de la rencontre, et si 3 breaks furent échangés lors des 6 premiers jeux, petit à petit, logiquement, l’Italien se détacha. Après 44 minutes et un douzième coup gagnant (un revers long de ligne), il semblait hilare au changement de côté. Lajovic, 5 coups gagnants seulement (pour 15 fautes directes), ne parvenait pas à se libérer complètement.

Même scénario dans la deuxième manche, trois breaks mais toujours un de plus en faveur de Fognini, qui appela tout de même le kiné pour se faire strapper le pied (peut-être plus pour éviter de tergiverser sur sa chaise). Et un dernier jeu de service parfaitement géré. Sur la balle de match, Lajovic boisa un retour de coup droit. Fognini lâcha sa raquette, souleva son t-shirt Emporio Armani (la mode quand même), cacha son visage dedans, ne laissant apparaître que ses abdominaux et ses tatouages.

Après une longue et chaleureuse accolade avec Lajovic, le natif de San Remo (à 45 km) s’agenouilla pour embrasser la terre battue du court Rainier III, comme le faisait souvent Gustavo Kuerten. L’Italien, tête de série n°13, devenant d’ailleurs la tête de série la moins bien classée à remporter le Rolex Monte-Carlo Masters depuis le Brésilien (n°13 aussi) en 1999.

Le temps d’embrasser son clan (ses coaches Franco Davin et Corrado Barazzutti son père Fulvio, sa femme Flavia – Pennetta, victorieuse de l’US Open en 2015 -, sa sœur Fulvia et surtout « la mamma » Silvana à qui il venait de faire le plus des cadeaux d’anniversaire (elle est née le 22 avril) et Fognini retourna s’asseoir un long moment pour se remettre de ses émotions.

Et que dire de cette image, magnifique, de Fognini, posant sur l’estrade aux côtés de Nicola Pietrangeli, 85 ans mais toujours aussi classe, dernier vainqueur italien à Monaco, en 1968, il y a 51 ans !

Tant de belles choses à raconter au petit Federico, pas encore 2 ans, dans quelques années…

 

 

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