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Schwartzman a dompté la Bombonera

14.04.2022

Quand on se prénomme Diego et que l’on possède un passeport argentin, on ne craint pas les ambiances survoltées des terrains de sport. Au contraire. Cependant, jeudi, en huitième de finale du Rolex Monte-Carlo Masters, Diego Schwartzman a dû décrypter le talent de Lorenzo Musetti tout en résistant à une horde de Tifosi bien décidés à porter leur représentant tout en expulsant la frustration d’une nouvelle absence pour la Coupe du monde de football au Qatar à la fin de l’année.

Sous une température redevenue très estivale et un soleil de plomb, le Court des Princes s’est donc transformé, plus de deux heures et demie durant, en une véritable arène. A faire trembler non seulement les tribunes mais aussi l’argenterie des restaurants du Village VIP surplombant. L’échauffement avait à peine débuté que les « Lorenzo ! Lorenzo ! Lorenzo ! » résonnaient déjà. Et le jeune toscan de 20 ans sélectionna le mode Maestro en début de match. Un revers à une main digne des Richard Gasquet, Stan Wawrinka ou de son illustre compatriote Simone Bolelli, un coup droit qui claque, des amorties subtilement distillées, un déplacement aérien, une belle longueur de balle. Toute la panoplie du parfait prof de tennis y est passée. Symbole de cette réussite insolente et de ce bras gravé dans le précieux marbre de Carrare dont Musetti est originaire, cette volée liftée de revers long de ligne sur la balle de premier set. Un bijou. Après un peu plus d’une heure, le tableau d’affichage indiquait 6-2, 3-1 pour Musetti.

Mais du haut de son mètre soixante-dix, Diego Schwartzman n’est pas surnommé la fourmi atomique pour rien. Loin de se décourager, l’Argentin a continué de mouliner les jambes, à s’accrocher, à faire jouer le coup de plus. Il a aussi appuyé avec son coup droit pour ne pas subir constamment à l’échange. Et petit à petit, point par point, il a fini par revenir. Break, débreak, rebreak… Sa confiance revenait tandis que le doute et la fatigue commençaient à poindre chez Musetti. A une manche partout, l’Italien prit une « pause toilette », troqua son t-shirt vert bouteille pour un ton plus clair, se rafraîchit le visage et les idées et tenta de remettre un coup d’accélérateur. Mais le réservoir était déjà presque à sec. L’avant-bras droit passa du marbre à la guimauve et les fautes se multiplièrent. Quelques étincelles jaillirent à 5-2 pour combler un break de retard. Mais la magie s’envola immédiatement (2-6, 6-4, 6-3 en 2h32).

Debout, le court des Princes applaudit longuement les deux acteurs d’une fort belle partie. Musetti salua ses supporters avec l’intime conviction que son tennis attrayant peut l’emmener loin. Diego Schwartzman pensait déjà, lui, à la manière de déboulonner la statue du Grec Stefanos Tsitsipas, tenant du titre, vendredi, en quart de finale.

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