Information billetterie 2023

Chers spectateurs,

Consultez dès à présent en avant-première les tarifs billetterie du Rolex Monte-Carlo Masters 2023 ici

Pour votre information, les ventes Privilège Fidélité débuteront le Mardi 4 Octobre prochain à 9h00 (réservées exclusivement aux clients de la réservation présents sur l’édition 2022, qui recevront directement par e-mail leurs codes d’accès individuel à compter de la mi-septembre).

Pour l’accès Grand Public, les ventes seront ouvertes à partir du Mardi 18 Octobre à 9h00 également.

Nous vous remercions de votre intérêt pour le Rolex Monte-Carlo Masters et nous vous donnons rendez-vous pour cette nouvelle édition !

Le Service Billetterie
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Interview exclusive Sinner

La santé mentale est une problématique de notre société actuelle. L’Italien Jannik Sinner, étoile montante du circuit ATP et désormais membre du Top 10, n’est pas uniquement engagé à fond sur les courts de tennis. Il est aussi à l’initiative d’une campagne de sensibilisation à la santé mentale des sportifs, particulièrement touchés durant la pandémie de Covid19.

Jannik, parlez-nous de votre campagne sur la santé mentale intitulée « What’s Kept You Moving?

Cette idée m’est venue pendant le confinement en 2020. Mon souhait était d’échanger avec des personnes qui vivaient des moments difficiles, et leur faire comprendre qu’ils pouvaient en parler. 2020 a marqué le début d’une période très difficile pour beaucoup de personnes dans le monde sur le plan de la santé mentale, et surtout pour les personnes de mon âge, ceux de la génération Z. Il existait déjà des signes, mais la pandémie n’a fait que renforcer les problèmes. Je voulais rassembler des témoignages de personnes qui ont réussi à s’en sortir grâce à la parole en communauté, grâce à des moments d’échange pendant lesquels ils ont pu se sentir en confiance.

Est-ce que ce projet vous plait ?

C’est une cause qui me tient à cœur. J’ai eu de très bons échos et beaucoup de soutien. Ça fait du bien de voir que je suis soutenu, ça me renforce. Depuis le début, j’ai eu la chance d’échanger avec des joueurs de tennis professionnels mais aussi des futurs talents, et ils ont tous pu se confier librement. C’est un privilège pour moi d’avoir pu les écouter et les accompagner.

Qu’avez-vous appris ?

Une des raisons pour laquelle je me suis investi dans ce projet est que je suis persuadé que nous avons tous quelque chose à raconter, quel que soit le chemin que l’on a choisi ou l’âge que l’on a. Tout le monde a une histoire qui mérite d’être écoutée. Je le savais déjà avant, mais ce projet n’a fait que le confirmer. Nous avons tous une histoire personnelle. Je suis content d’avoir créé une communauté où chacun peut partager son expérience.

Dites-nous en plus sur les participants…

J’ai pu échanger avec beaucoup de monde, et j’espère vraiment prolonger l’aventure. J’ai déjà rencontré la championne paralympique Bebe Vio, Filippo Tortu, Jordyn Huitema, Favij et plusieurs jeunes joueurs de tennis. C’est très enrichissant : chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice. Bebe a été exceptionnelle : c’est avant tout une amie, mais j’ai adoré l’avoir à mes côtés dans ce projet. Elle nous a partagé ses doutes sur son entraînement quotidien d’athlète en pleine préparation des Jeux Olympiques pendant la pandémie. Alors vous imaginez bien que ça a été un moment très spécial de la voir défendre son titre. Je rencontrerai prochainement un docteur qui a été en première ligne pendant la crise sanitaire. Ça sera intéressant de comprendre comment il a traversé ces deux dernières années.

Pourquoi pensez-vous qu’il soit important de créer des discussions autour de la santé mentale ?

Je pense que peu de personnes s’intéressent au sujet. On en parle, mais peu de choses se passent. C’est la raison pour laquelle j’ai créé cette plateforme pour éveiller les consciences. Comme je l’ai dit précédemment, ma génération a souffert depuis la crise sanitaire, beaucoup de personnes se sont retrouvées isolées. J’ai le sentiment que plus on en parle, plus le sujet sera destigmatisé. Cette communauté doit libérer la parole.

Comment imaginez-vous la plateforme dans le futur ?

J’ai vraiment envie de continuer à réfléchir autour de ce problème à travers cette communauté et les groupes de parole. Je veux aider les autres à mon niveau. J’ai déjà en tête les participants pour les prochains épisodes de ma chaîne, et je travaille déjà sur un projet avec GQ. La santé mentale est une problématique de notre société actuelle, et je veux continuer comme je peux à éveiller les consciences et aider ceux qui en ont besoin.

Interview exclusive Tsitsipas

Depuis deux saisons, le circuit ATP vit, comme le reste du monde, au rythme du Covid. Finit-on par s’y habituer ?

C’est sûr que nous avons vécu une période difficile, mais quand vous voyez tout ce qu’il se passe dans le monde et le nombre de personnes touchées sévèrement par ce virus, les joueurs de tennis ne sont pas les plus à plaindre.

Est-ce que cela modifie considérablement votre approche de la compétition et/ou votre programmation ?

J’ai le même rythme d’entraînement qu’avant la crise sanitaire, et j’essaie d’avoir le même calendrier de tournois.

Qu’est-ce qui, selon vous, est le plus pesant ?

Les restrictions, le protocole sanitaire, les tests… tout cela est assez lourd. Mais comme je vous l’ai dit, nous, les joueurs professionnels de tennis pouvons voyager librement pour pratiquer notre sport. Nous sommes des privilégiés comparé à ce que le reste du monde vit actuellement.

Vous aviez souvent l’habitude de visiter, vous promener, filmer même les villes dans lesquelles vous alliez disputer des tournois… est-ce que cela vous manque ? Ou finalement, cela vous permet de vous concentrer uniquement sur le tennis ?

J’adore explorer les villes où je joue, c’est culturellement enrichissant et amusant de flâner. Voyager est l’une des meilleures expériences que la vie nous offre. Malheureusement, les conditions ont changé mais on ne peut pas faire autrement.

Vous êtes du coup, beaucoup moins présent sur les réseaux sociaux ? Volontairement ?

Je pense que parfois c’est important de se couper des réseaux sociaux. Ca ne doit pas empiéter sur votre vie. Mais c’est comme tout, il faut trouver le bon équilibre.

La saison européenne sur terre battue arrive… on vous imagine impatient déjà, de défendre votre titre au Rolex Monte-Carlo Masters…

J’adore jouer sur terre battue. J’ai grandi sur cette surface, et j’habite à Monaco. Alors forcément, je suis impatient de pouvoir y défendre mon titre.

Après votre succès au Masters en 2019, c’était, l’an dernier, votre premier titre en Masters 1000. Forcément un grand souvenir… Un tournoi remporté avec autorité, sans perdre un set… Durant cette édition 2021 du Rolex Monte-Carlo Masters, on a découvert un Stefanos Tsitsipas plus pragmatique, plus posé, moins volcanique. Allier votre tennis inspiré à un côté « plus calculateur » est-il une nécessité pour gagner de grands tournois ?

C’était un très beau tournoi pour moi l’an dernier. Tout s’est bien enchaîné. C’était l’une des plus belles semaines de ma carrière, avec les Nitto ATP Finals en 2019 à Londres.

En 2019, vous aviez déclaré : « Le jeu offensif est le futur du tennis ! » Vous le pensez toujours ?

Je pense toujours qu’il vaut mieux attaquer pour essayer de gagner le point en premier. Je préfère contrôler le jeu.

Patrice Dominguez, ancien directeur du tournoi, avait l’habitude de dire que ceux qui brillaient à Monte-Carlo brillaient aussi à Roland-Garros. C’était souvent vrai. Ce fut le cas pour vous avec cette finale à Paris…Vous avez mené deux sets à zéro contre Novak Djokovic en finale de Roland-Garros. Que reste-t-il de cette rencontre ?

Cette défaite a été très difficile à vivre. Ça m’a pris beaucoup de temps pour la digérer. C’était malgré tout une formidable expérience, qui m’a prouvé que je pouvais être sur le devant de scène dans mon sport, et me battre contre les meilleurs pour remporter un tournoi du Grand Chelem.

Plus que jamais, on vous sent capable de gagner un tournoi du Grand Chelem… c’est pour 2022 ?

J’espère ! C’est pour ça que je travaille tous les jours en tous cas !

Étrangement, vous ne comptez que 7 titres ATP à votre palmarès… vous trouvez que c’est trop peu ?

Vous savez, je n’ai que 23 ans, et j’ai toujours joué les grands tournois avec les meilleurs joueurs du monde. Je ne pense pas qu’avoir gagné 7 tournois ATP, ce soit peu. Ça fait partie de mon aventure personnelle, et elle est encore en cours d’écriture.

Clin d’œil, les trois derniers ont été remportés en France (ou presque) : Marseille, Monte-Carlo et Lyon. Pur hasard ou la culture du pays vous sied parfaitement ?

J’adore jouer en France et à Monaco où il y a une vraie culture du tennis. Et le public est connaisseur. Aussi, j’ai une partie de mon équipe qui est française, alors forcément ça aide pour comprendre la langue ! Je ne suis pas encore bilingue, mais ça viendra !

Dominic Thiem et Daniil Medvedev ont remporté l’US Open respectivement en 2020 et 2021, Alexander Zverev le titre olympique à Tokyo et deux fois le Masters, vous le Masters également… même si Novak Djokovic est passé tout près d’un Grand Chelem historique la saison dernière, la concurrence s’est considérablement épaissie pour les géants Djoko-Nadal et Federer…

On se rapproche petit à petit… Tous les trois représentent la meilleure génération que le monde du tennis n’ait jamais connu. Ce n’est pas facile de s’immiscer dans ce cercle fermé, mais grâce à eux, nous avons élevé notre niveau de jeu. Sans eux, ça aurait été impossible.

Les imaginez-vous continuer encore ? Et être toujours capable de gagner ?

Djokovic est toujours numéro un et Nadal est de retour et a gagné son premier tournoi. Bien sûr qu’ils peuvent encore gagner.

Vous faites (encore) partie de la jeune génération. Mais une encore plus jeune débarque déjà. Sur qui miseriez-vous pour une belle surprise en 2022 ? Et sur la décennie à venir ?

Je pense que Sinner et Alcaraz sont au-dessus des autres. Mais il y a beaucoup d’autres jeunes joueurs qui vont éclore dans les prochaines années ! Ça promet un très beau futur au tennis !

Une nouvelle Équipe de Direction

David Massey nommé Directeur du Rolex Monte-Carlo Masters

Jeudi 30 juin 2022 – Le Rolex Monte-Carlo Masters a le plaisir d’annoncer que David Massey a été nommé Directeur du tournoi monégasque, l’un des plus emblématiques du circuit ATP, qui donne chaque année le coup d’envoi de la saison de terre battue. David Massey travaillera en étroite collaboration et sous la supervision de Chris Kermode, le Conseiller Exécutif et Représentant Désigné du Tournoi.

« Je suis très heureuse d’accueillir Chris et David, que je connais personnellement depuis de nombreuses années, dans la grande famille du tennis monégasque. Leurs expériences respectives sont une grande valeur ajoutée à nos équipes et promet un bel avenir au Tournoi de Monte-Carlo ! », a déclaré la Présidente de la Fédération Monégasque de Tennis et du Monte-Carlo Country Club, Melanie-Antoinette de Massy.

Résident en Principauté depuis fin 2001, David Massey, 44 ans, a travaillé 20 ans au sein de l’ATP Tour où il a occupé des fonctions dans la communication, le sponsoring et les relations avec les tournois avant d’assumer le rôle de Vice-Président de l’ATP pour l’Europe en 2009. En janvier 2016, ce polyglotte, qui parle couramment anglais, français et espagnol, fût nommé Vice-Président Exécutif de l’ATP en Europe, dirigeant tous les aspects des relations de l’ATP avec les 31 tournois européens, qui composent ce circuit international de tennis masculin. En octobre 2021, David Massey a rejoint le Rolex Monte-Carlo Masters en tant que Directeur-Adjoint du Tournoi et occupera, à partir du 1er juillet 2022, la fonction de Directeur du Tournoi. Il succède ainsi à Zeljko Franulovic.

« C’est un grand honneur pour moi de relever ce nouveau défi. Je souhaite remercier Mademoiselle Melanie-Antoinette de Massy et l’ensemble des membres du Comité d’Organisation pour la confiance qui m’est accordée. De par son histoire liée à la Principauté et à la Famille Princière, son site unique au monde qui plonge dans la Méditerranée et ses prestigieux partenaires, le Rolex Monte-Carlo Masters occupe une place à part dans le cœur des joueurs. Sous l’impulsion de la Baronne Elizabeth-Ann de Massy et de mes prédécesseurs, ce tournoi centenaire n’a cessé de se développer au fil des années. En apportant un regard neuf et mon expérience internationale, je souhaite pouvoir accompagner la poursuite de son rayonnement », a déclaré David Massey, à l’annonce de sa nomination.

Chris Kermode a été nommé Chairman Exécutif et Président de l’ATP Tour entre 2014 et 2019, exerçant deux mandats à la tête du tennis professionnel masculin. Sa carrière a commencé en tant que joueur et s’est ensuite orientée vers la gestion de tournois, en premier lieu en tant que Directeur du Tournoi au Queen’s Club à Londres et par la suite Directeur Général des Masters ATP à Londres également. Depuis janvier 2020, Chris Kermode est un conseiller essentiel ainsi que le représentant officiel du Rolex Monte-Carlo Masters.

Cette paire de double expérimentée prépare d’ores et déjà la 116e édition, qui se jouera du 8 au 16 avril 2023, sur l’ocre du prestigieux Monte-Carlo Country Club.

Tsitsipas double la mise

Cette fois, Stefanos Tsitsipas a pu partager son bonheur. Avec les siens, bien sûr, mais surtout avec les 10 000 spectateurs du Rolex Monte-Carlo Masters. Sacré l’an dernier en Principauté, le Grec avait évidemment savouré ce premier Trophée en Masters 1000 mais, pandémie de Covid-19 oblige, il avait soulevé la Coupe du Prince devant des gradins désespérément vides. Alors son sourire, immense, ce dimanche 17 avril 2022, sur l’estrade du Court Rainier III, était encore bien plus large que douze mois auparavant. Sous un soleil de plomb et un ciel bleu immaculé, l’ovation fut longue et nourrie, car le public aussi était en cruel manque d’émotions depuis 2019 (l’édition 2020 avait été annulée en raison du confinement). Tout juste certains regrettaient-ils qu’Alejandro Davidovich Fokina n’ait pas arraché le tie-break du deuxième set pour prolonger un peu le suspense et coller à une 115e édition riche en rebondissements.

Car si Stefanos Tsitsipas a conquis son 8e titre ATP en deux sets (6-3, 7-6), rééquilibrant un peu son bilan des finales jouées (8 victoires / 11 défaites), ce fut non sans une petite frayeur (une de plus) dans la seconde manche. Logiquement, le Grec, tête de série n°3 et tenant du titre, allait entamer la partie plus détendu qu’Alejandro Davidovich Fokina, qui disputait sa toute première finale sur le circuit. Mais s’il y a un sport où la logique est souvent défiée, c’est bien le tennis. Et c’est l’Espagnol qui breaka le premier pour mener 2-1 sur une subtile amortie de revers slicée. Avantage aussitôt effacé par Tsitsipas d’un passing de coup droit long de ligne. Le tournant du set intervint à 4-3 Tsitsipas. Forçant un peu pour rester au contact, Fokina sortit un revers de vingt bons centimètres et vit le set lui filer sous le nez (6-3 en 31 minutes). Cette volonté de tenir tête au 5e mondial se traduit d’ailleurs sur la feuille de statistiques finale (29 fautes directes pour 18 coups gagnants pour Fokina / 18 « winners » et 17 « unforced errors » pour Tsitsipas).

Sur sa lancée, le finaliste de Roland-Garros 2021 breaka d’entrée de deuxième manche (2-0) et la rencontre semblait pliée. Pas du tout. Réunissant et secouant les quelques gouttes d’essence restantes dans le moteur, Davidovich Fokina s’accrocha comme il l’avait annoncé pour sa première grande finale. Il inscrit 10 points sur 11 pour recoller et même passer devant 3-2. Il fit alors appel au public qui le poussa à continuer. Tsitsipas serra toutefois le jeu, lâchant un énorme cri de rage pour égaliser à 3-3. Le stress rattrapa alors l’Espagnol à 4-4. D’abord avec un 3e smash raté après une énorme défense du Grec. Puis avec deux fautes, une en coup droit, une en revers et un Tsitsipas cassant le rythme pour mieux piquer en coup droit et s’emparer du service adverse. Mais comme contre Diego Schwartzman en quart de finale (il menait 6-2, 5-2), le membre de l’Académie Mouratoglou fut incapable de conclure sur son service à 5-4. Fokina leva les bras vers la foule, qui se leva dans un bruit assourdissant. Inconnu du grand public avant le début de la semaine, le natif de Malaga se nourrissait des puissants « Foki ! (son surnom) Foki ! Foki ! » scandés des tribunes. Une belle reconnaissance pour celui qui pointera au 27e rang mondial lundi.

En cas de victoire, Davidovich Fokina aurait même intégré le Top 20. Mais la réussite choisit son camp dans le tie-break. Celui du tenant. A 2 points à 1, Tsitsipas décentra un coup droit qui retomba… sur la ligne et conclut ensuite au filet. Sur sa deuxième balle de match, à 6-3, le Grec s’arracha en défense et conclut d’un magnifique passing de revers. Davidovich Fokina tenta bien un dernier plongeon (sa signature cette semaine). En vain. Bientôt les deux joueurs se retrouvèrent à terre, sur le dos, couverts de terre battue.

L’un auteur d’un doublé à Monte-Carlo – comme seuls Rafael Nadal (de 2005 à 2012 puis de 2016 à 2018), Juan Carlos Ferrero (2002 et 2003), Thomas Muster (1995 et 1996), Bjorn Borg (1979 et 1980) et Ilie Nastase (de 1971 à 1973) avant lui dans l’ère Open -, l’autre battu mais plein d’espoirs pour la suite de la saison. Si Taylor Fritz, à Indian Wells, et Carlos Alcaraz, à Miami, avaient allongé la liste des nouveaux vainqueurs en Masters 1000, Stefanos Tsitsipas est lui devenu le 8e joueur en activité sur le circuit à compter au moins deux succès dans cette catégorie derrière Djokovic (37), Nadal (36), Federer (28), Murray (14), Zverev (5), Medvedev (4) et à égalité avec Tsonga (2).

Rendez-vous l’an prochain pour la 116e édition du 8 au 16 avril 2023 !

Korda met Alcaraz à terre

Des tribunes bien remplies pour l’entrée en lice de Carlos Alcaraz, tête de série N°8 et nouvelle attraction du tennis mondial depuis son quart de finale au dernier US open et surtout son récent titre à l’ATP Masters 1000 de Miami, décroché à 18 ans. Pour donner la réplique au jeune prodige espagnol, Sebastian Korda, 21 ans, fils de l’ancien N°2 mondial Petr Korda. L’Américain s’est distingué en 2018 en remportant l’open d’Australie chez les juniors 20 ans après le titre de son père chez les pros. Un duel de la toute nouvelle génération donc pour ouvrir les feux de cette 4e journée du Rolex Monte-Carlo Masters sur le Court Rainier III. La confrontation de plus de 3 heures a tourné à l’avantage de l’Américain,  vainqueur en 3 manches (7-6 6-7 6-3) et qualifié pour le 3e tour.

Dans les premiers jeux, Alcaraz tient bien son service grâce à une bonne qualité de premières balles. Jusqu’à 3-2 où une double faute offre une balle de break à Korda, convertie sur un retour gagnant.  L’Américain mène 4-1 40-0 sur son service mais laisse l’Espagnol revenir et débreaker sur une belle attaque de coup droit lifté croisé. Rebreak, redébrak… Dans des conditions très ventées, les deux joueurs commettent pas mal d’erreurs et s’embarquent dans un tie -break. Les attentes pesant sur les épaules du récent vainqueur de Miami sont-elles trop grandes? Sûrement car Alcaraz semble un peu en dedans et ne produit pas son meilleur tennis. Un coup droit dans le filet dans le 3e point du tie-break et c’est le mini-break pour Korda qui se détache. Service volée, amorties, l’Américain, agressif, soigne sa partition pour enlever la première manche. Il convertit sa première balle de set sur une amortie.

Impassible, le jeune Espagnol Alcaraz ne paraît pas se laisser décontenancer par ce revers. Il prend l’avantage dès l’entame du deuxième set pour mener 3-0. L’Américain trouve les ressources pour débreaker à 3-1 mais ne confirme pas. Alcaraz mène 4-2. Mais là encore, quelques errances de l’Espagnol permettent à Korda, très percutant au filet, de revenir dans le set pour emmener son adversaire dans un 2e tie-break. Le protégé de Juan Carlos Ferrero, qui menait 4-1, laisse revenir Korda à 4-4 avant de remporter ce jeu décisif et égaliser à une manche partout.

Difficile à ce stade d’établir le moindre pronostic. Pour leur première participation au Rolex-Monte-Carlo Masters, les deux jeunes prodiges se battent autant contre le vent que contre leur adversaire mais aucun n’est prêt à lâcher l’affaire. Korda brille au filet à l’image de cette volée de revers long de ligne claquée à 4-3 30-30 sur le service d’Alcaraz. L’Espagnol rétorque par une attaque de coup droit. Mais le N°11 mondial boise aussi beaucoup. Dans ce 8e jeu, Korda s’offre le break sur une énorme faute de coup droit du jeune protégé de Ferrero. 5-3. 2h59 de jeu. L’Américain sert pour le match. Il galvaude une première balle de match sur une faute de coup droit. Mais la 2e est la bonne. Sebastian Korda s’impose en trois manches (7-6 6-7 6-3) sort prématurément du tournoi celui vers qui probablement trop de regards étaient tournés.

Dans ce bal des jeunes prétendants, l’Américain aura été plus constant, plus conquérant. Alcaraz, par moments trop fébrile, est retombé sur terre.  Certes l’avenir lui tend les bras, mais il lui reste encore un peu de chemin à parcourir avant de pouvoir enchaîner les exploits.

« C’était  un sacré match. Carlos est un joueur fantastique. Il a un super futur devant lui. Je suis heureux d’avoir pris ma revanche. C’était un match compliqué avec le vent. Je n’ai jamais vu autant de breaks dans une partie »,  a déclaré Sebastian Korda.