Tsitsipas par abandon

Le principe de précaution a prévalu. Touché à la cuisse gauche, Alejandro Davidovich Fokina a été contraint de renoncer après la perte du premier set (7-5 en 1h) contre Stefanos Tsitsipas dans le premier quart de finale du Rolex Monte-Carlo Masters. Inconsolable, la tête longuement cachée sous sa serviette, l’Espagnol était logiquement terriblement frustré pour sa première, à ce niveau, dans un Masters 1000. Mais à 21 ans seulement, il a montré de belles dispositions et on devrait rapidement le revoir, lui qui est déjà le cinquième joueur ibérique au classement atp derrière Nadal, Bautista Agut, Carreno Busta et Ramos Vinolas.

C’est à 3 jeux partout que Davidovich Fokina a demandé un temps mort médical. Le kiné de l’ATP a alors longuement massé sa cuisse gauche pendant que Tsitsipas effectuait, seul, quelques services pour s’occuper et ne pas se refroidir. Cela n’a pas empêché l’Espagnol de breaker juste après la pause, profitant notamment d’une volée facile de la tête de série n°4 qui accrochait la bande du filet. Un paradoxe effacé par quatre fautes directes le jeu suivant permettant au Grec de ne pas tergiverser. « J’ai compris qu’il était touché mais je ne savais pas avec quelle gravité, expliqua Tsitsipas après coup. Je suis resté concentré, j’ai joué mon tennis. Je connais Alejandro, je l’avais suivi sur le circuit junior, c’est un Espagnol et donc sur terre, il est forcément dangereux. Et puis ce n’est jamais évident contre un adversaire touché qui devient du coup imprévisible.»

Imprévisible au point de tenter un service à la cuillère à 6-5, 30-40, sur balle de set pour Tsitsipas. Une fantaisie synonyme d’abus de faiblesse, qu’il avait déjà d’ailleurs utilisée la veille dans un mauvais passage contre Lucas Pouille. Mais Tsitsipas, vigilant, se précipita et assena un retour de revers long de ligne gagnant. Davidovich Fokina vint alors lui serrer la main au filet pour lui signifier son abandon.

En demi-finale, Tsitsipas sera opposé au vainqueur de la rencontre entre le Britannique Daniel Evans et le Belge David Goffin. « Honnêtement, aucune préférence, souria le Grec. David est très fort. Evans n’avait certes pas de référence sur terre battue mais il a battu le n°1 mondial (Djokovic). Donc peu importe lequel l’emportera. »

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