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Monfils, sa dernière bataille

07.04.2026

Alexander « Stanley » Bublik s’est exonéré du happy end dans la réalisation de l’Odyssée de Monfils au Rolex Monte-Carlo Masters. Lui d’ordinaire si fantasque, imprévisible, incontrôlable même parfois (mais de moins en moins tout de même), ne voulait sans doute pas voler la vedette à l’un des plus grands showmen du circuit ATP, qu’il apprécie et admire. Alors qu’il venait de mettre un point final à la 13e et dernière participation de Monfils au tournoi (6-4, 6-4 en 1h09), le n°11 mondial prit le Français dans ses bras pour une longue étreinte avant de lui chuchoter quelques mots à l’oreille. « Il m’a simplement rappelé, qu’il y a dix ans, il avait été mon sparring-partner ici à Monaco, raconta Monfils plus tard. Que j’étais un peu un exemple pour lui. On a parlé de ça, voilà c’est tout. On se connaît bien, on s’est souvent entraîné ensemble, ça a tout de suite matché entre nous quand il est arrivé sur le circuit. Mais aujourd’hui, il ne m’a pas fait un seul cadeau… »

Sur la terre orange vif du court Rainier III, ce fut plutôt « Kazakh mécanique ». Appliqué, concentré, déterminé, Bublik a mis son plan à exécution du premier au dernier point. Agressif sur son service, tentant de repousser Monfils loin de sa ligne et de le faire courir – « les jambes sont de plus en plus lourdes avec les années, tu veux faire certaines choses mais le corps n’est pas d’accord » concéda Monfils -, tout en distillant d’insidieuses et subtiles amorties. Il breaka le premier pour se détacher 3-1 mais se fit aussitôt rejoindre sur trois coups droits gagnants de la Monf. De quoi réveiller le public qui entama une série de chants à la gloire du Français. Mais à 5-4 30-40, le Parisien craqua malgré une grosse première balle à 206km/h.

Gael Monfils vs Alexander Bublik – Rolex Monte-Carlo Masters 2026

 

Mais à l’image d’un Spartacus, point de renoncement dans la deuxième manche. Entre les « Gaël on t’aime, Gaël on t’adore », « Gaël, tu es chez toi ! », « Pour Gaël Monfils, on se cassera la voix », des sourires, beaucoup de sourires, des échanges avec des spectateurs au bord du court, mais aussi et surtout quelques points formidables. Et après deux balles de break écartées à 4-3, deux énormes « Let’s Go » lâchés poing serré, qui firent se lever les 10 000 spectateurs du central et brisèrent les nuages persistants pour laisser les rayons du soleil lui apporter un surplus d’énergie. On basculait soudain dans « Shining ».

Bublik, plutôt en monde « Eyes Wide Shut » afin de ne pas sortir de sa bulle, ouvrit quand même grands les yeux au changement de côté à 5-4 en sa faveur lorsqu’une Ola géante se lança en tribunes. Elle ne sembla jamais se terminer malgré les demandes répétées de l’arbitre de chaise. « Encore Gaël, encore Gaël » Monfils applaudit avec sa raquette. Bublik demeura impassible. Cinq points plus tard, après un dernier revers sauté suivi au filet, la volée de revers de Monfils se brisa sur la bande du filet. Coupez.

« S’il vous plaît, une standing ovation pour Gaël Monfils » lança Alexander Bublik au micro avant même que Marc Maury, le speaker officiel, ne la suggère. Puis le Kazakh courut vers son clan pour leur glisser « Je vais rester pour assister à la cérémonie hommage en faveur de Gaël. »  Le temps de rembobiner la pellicule, de positionner Monfils au centre du court, et, les plus sensibles s’abstenir, lancer le film débuté en 2005 : un premier match contre Rafael Nadal (6-3, 6-2), quelques points d’anthologie, la finale de 2016 toujours contre Rafa (5-7, 7-5, 6-0)… Mais il y en aurait eu tant d’autres des moments à sélectionner. En feuilletant l’album de souvenirs avec Monfils, les images refont surface : « je me souviens de tous mes matches, glisse-t-il, ému. Mon premier succès ici, un super match, contre Verdasco (7-5, 6-4 en 2008), ma première victoire contre Federer (6-4, 7-6 en 2015 en huitième de finale avant d’atteindre les demies, battu par Berdych)… j’ai tout aimé ! Monaco a toujours été un de mes tournois préférés, que j’ai toujours eu envie de disputer. J’ai reçu de nombreuses invitations, merci encore, j’ai essayé de donner le maximum à chaque fois. Je m’excuse d’ailleurs si aujourd’hui ce n’était pas assez… » Un spectateur le coupa net : « Gaël, on t’aime ! »

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